"L'hiver, c'est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation" 

 

 De retour à New Iberia, Dave Robicheaux est entraîné dans une enquête déchirante sur le meurtre de sept jeunes femmes. Alors que tout semble indiquer la piste d'un serial killer, la mort d'une étudiante, bien différente des marginales habituellement prises pour cible par les tueurs de femmes, l'intrigue. Robicheaux et son ami Clete s'en prennent aussitôt à Herman Stanga, maquereau et dealer notoire. La confrontation tourne à la bagarre devant témoins, ce qui place Clete dans une situation d'autant plus délicate que Stanga est à son tour assassiné. Dans le même temps, Alafair, la fille adoptive de Dave Robicheaux, est séduite par un écrivain issu d'un clan bien connu de Louisiane, des gens corrompus et manipulateurs qui font craindre le pire à Dave. Mais Alafair ne veut rien savoir et commence à s'éloigner de son père...

 

Ce polar a tout pour plaire: des descriptions courtes, poétiques, suggestives, des dialogues subtils, de l'action à volonté, une forte tension dramatique et des personnages remarquables à tous points de vue, sans compter un dénouement absolument renversant qui en choquera plusieurs!

 



 

Après Je ne suis pas un serial killer et Mr Monster, l’aventure la plus déjantée de John Wayne Cleaver.

 

Si l’envie vous prend de jouer au chat et à la souris avec un serial killer, dites-vous bien que vous serez
toujours la souris. L’avertissement, qui vaut pour tout le monde, ne semble avoir aucune prise sur John Wayne Cleaver. Obsédé par les tueurs en série, celui-ci n’a en effet aucun scrupule à entrer dans le jeu.
Il faut dire que John a un atout de taille dans sa manche : des pulsions homicides incontrôlables. Il lui arrive en effet à lui aussi, de temps à autre, de se transformer en monstre assoiffé de sang. Aussi a-t-il décidé de s’attaquer aux éléments les plus meurtriers de la société plutôt que de s’en prendre à d’innocentes victimes. Cette fois, le serial killer qu’il a choisi de défier en l’attirant dans sa petite ville tranquille de Clayton se nomme Nobody. Après quelques interminables semaines d’attente, des meurtres commencent enfin à ensanglanter Clayton. Nobody est bel et bien là. Et la partie peut commencer.
Fidèle à son habitude, Dan Wells nous offre un nouveau cocktail d’humour noir et de suspense. Servi bien frappé.

 



 

Fusillade dans une école de Copenhague. Un collégien a tiré sur ses professeurs, tuant deux d’entre eux, et séquestré les élèves de sa classe, avant d’être abattu par la police. À peine relevé d’un accident cardiovasculaire, l’inspecteur Konrad Simonsen imaginait une reprise un peu plus en douceur… Du côté de sa jeune collègue, Pauline Berg, ce n’est pas la grande forme non plus : pas vraiment remise de l’affaire précédente, où elle a failli laisser la vie, elle pique des crises d’angoisse à répétition et carbure aux anxiolytiques.
Soucieuse de le ménager, sa hiérarchie met Simonsen sur une autre affaire,
a priori banale : le décès d’un postier, quelques mois plus tôt, des suites d’une chute dans un escalier. Le dossier vient d’être rouvert : apparemment, on l’aurait aidé à tomber. Le téléphone portable de ce dernier révèle d’abord un lien avec l’un des professeurs tués. Un malheur ne venant jamais seul, Simonsen découvre bientôt un étrange mausolée dans le grenier du postier : des photos en noir et blanc d’une même jeune fille qu’un jeu de miroirs reproduit à l’infini. En fouillant dans les archives, Simonsen exhume bientôt la disparition jamais élucidée d’une adolescente à la fin des années 1960. Adieu les horaires aménagés.
Dans cette troisième enquête, Simonsen est rattrapé par le passé. Ébranlé par la maladie, il revient sur sa jeunesse et ses premières années dans la police, quand les gens de son âge et la femme qu’il aimait étaient de l’autre côté des barricades. Avec la froideur et la minutie des enquêteurs, Lotte et Søren Hammer explorent la fêlure d’un homme et les illusions perdues d’une génération dans un polar crépusculaire.

 



 

Accepteriez-vous de mourir... juste pour un jeu ?
Illan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont longtemps rêvé de participer à la partie ultime. Celle d'un jeu mystérieux dont on ne connaît pas l'entrée, mais dont on connaît le nom : Paranoïa.
Lorsque les deux amis sont enfin sélectionnés, on leur remet la règle numéro 1 :
"Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu."
Après plusieurs heures de route, ils arrivent devant un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne portant le nom de "Complexe psychiatrique de Swanessong" où ils sont informés de la règle numéro 2 : "L'un d'entre vous va mourir."
Quand les joueurs trouvent le premier cadavre, quand Illan découvre des informations liées à la disparition mystérieuse de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est plus en plus difficile à établir...
Paranoïa peut alors réellement commencer...
Franck Thilliez signe avec Puzzle son douzième roman. Nourri de polar américain, cinéma comme littérature, il est un auteur de thriller qui ne calque pas son écriture et son inspiration sur l'exemple américain. Ses personnages ont un passé, une puissance charnelle. Il le prouve encore dans ce livre qui est à la fois un polar inquiétant et un hommage aux Dix Petits Nègres d'Agatha Christie, sauce Thillliez. Un jeu, un lieu clos, un couple, un premier mort... le puzzle est à construire et la paranoïa est au cœur de l'intrigue.

 



 

Hrafn vit dans le village de Súdavík, au fin fond des fjords de l'Ouest islandais. Une nuit, sa famille est décimée par une avalanche. Hrafn vit une relation tendue avec Maria. Mais bientôt, elle le quitte pour Símon Orn, un caïd venu de la capitale. Devenu flic à Reykjavik, Hrafn suspecte Símon d'être au cour d'un trafic de stupéfiants. Quelques mois plus tard, à la fin d'une soirée bien arrosée en ville, Hrafn aperçoit Símon et se lance à sa poursuite. S'ensuit une joute en pleine nature, trouble et violente, qui finit mal. Hrafn décide alors de quitter la police. Il repart vivre à Súdavík, jusqu'au jour où son ancienne collègue lui rend visite et le replonge dans cette affaire.

 

Dans ce roman, l'auteur construit son intrigue avec une parfaite maîtrise du style et du contenu. Il déroule une histoire étrange où on ne pressent jamais ce qui se trame dans la vie de ce flic dépressif qui s'inscrit dans la lignée d'un Erlendur ou d'un Wallander.

 

En deux romans traduits en France, Stefán Máni s’est affirmé comme l’auteur islandais pas comme les autres. Pas de personnage récurrent, pas de mélancolie, une énergie qui décoiffe, des intrigues qui vont à fond.

 

Présages, son troisième, confirme cette place à part. Accrochez vos ceintures.

 



 

Ethelred Tressider, obscur auteur de polars, ne fait rien comme tout le monde. Sa crise de la quarantaine, par exemple. Quand un homme ordinaire s’achète une Harley-Davidson, fonde un groupe de heavy metal ou trouve le chemin de Dieu, Ethelred, lui, a préféré disparaître en abandonnant tout derrière lui. C’était compter sans son agent, la terrible Elsie Thirkettle, qui, lancée sur ses traces, ne tarde pas à le retrouver dans une auberge miteuse des bords de Loire, peuplée de quelques philatélistes réunis pour la foire aux timbres du village. Alors que tous deux s’apprêtent à repartir pour l’Angleterre, un de ces collectionneurs obsessionnels a la mauvaise idée de se faire assassiner. Tous les hôtes étant assignés à résidence, nos protagonistes vont en profiter, faute de mieux, pour mettre leur sagacité à l’épreuve. Lorsque deux autres clients sont retrouvés morts, Elsie et Ethelred, dont le séjour commence dangereusement à ressembler à un roman de leur auteur favori, Agatha Christie, vont redoubler d’enthousiasme. Auront-ils enfin l’opportunité dont ils rêvent depuis toujours de réunir tous les suspects d'une affaire dans un grand salon afin de leur révéler le nom du coupable?

 

Loin des thrillers sombres et tourmentés, L. C. Tyler nous propose ici un hommage aussi irrésistible qu’astucieux à l’âge d’or du roman policier, époque bénie où le meurtrier avait un mobile précis, des moyens à la portée de tous et une intelligence plus pratique que démoniaque. Jouant sur tous les clichés et multipliant les mises en abyme, il nous offre ainsi un petit bijou du genre.

 



 

Depuis son plus jeune âge, l'héroïne de ce roman sait qu'un jour, elle sera canonisée. Elle ignore encore pour quels miracles et quels bienfaits.
Aussi préfère-t-elle mettre toutes les chances de son côté et se consacrer aux autres : à son voisin esseulé, à sa meilleure amie actrice porno, à sa mère en maison de repos.
Et, à Dimitri, prisonnier qu'elle visite chaque semaine dans un parloir étroit.
Une sainte est une fable sur le don et la grâce. Un personnage troublant et irrésistible - des ailes d'ange lui poussent dans le dos au fur et à mesure du roman - qui nous entraîne sur les chemins de la liberté et de la transgression en une sarabande hallucinée et poétique, cruelle et tendre.

 



 

Rachel, vient de se séparer de son fiancé après treize ans de relation. Son monde s’écroule… C’est alors qu’elle recroise Ben, son meilleur ami de fac, charmeur malgré lui, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans. Ben est désormais marié et il est devenu avocat. Rachel, elle, est journaliste judiciaire. Alors même qu’ils s’occupent d’affaires matrimoniales peu commodes, il semblerait qu’une évidence de toujours se révèle à eux…

 

« Parce que c'était nous » est une romance sympathique, basée sur une amitié ambiguë , sans prise de tête, un peu prévisible mais tellement agréable à lire.

 



 

Dans l'Angleterre meurtrie des années 1920, un ancien officier enquête sur une terrible tragédie familiale. Labyrinthe de fausses pistes, femmes fatales et scandales dans l'armée britannique, un premier roman à l'atmosphère envoûtante et à l'écriture élégante.
C'est une lettre qui, par un matin d'août 1921, va bousculer la vie de l'ancien officier Laurence Bartram. Un appel à l'aide de son amour de jeunesse, Mary.
La jeune femme veut comprendre ce qui a conduit son frère, le capitaine John Emmett, à mettre fin à ses jours quelques mois plus tôt. Interné depuis son retour du front, John semblait pourtant aller mieux. Et si Laurence pouvait lui apporter des réponses ? Après tout, les deux hommes ont partagé les mêmes horreurs en France...
Secondé par Charles, dandy féru de romans policiers, Laurence joue les détectives. Et les zones d'ombre ne manquent pas : qui sont ces trois inconnus inscrits sur le testament du défunt ? Qui est cette sublime rousse qui venait lui rendre visite ? Quel lien existait entre John et un jeune soldat poète exécuté pour trahison ? Et quelle est cette malédiction qui emporte un à un les anciens camarades d'Emmett dans la tombe ?
À mesure que les pièces du puzzle s'assemblent, les secrets de John se dévoilent. Mais Laurence n'est pas le seul à chercher des réponses...

 

Portée par une construction subtile et une plume délicate, une belle saga littéraire riche en suspense !

 



 

Sur un lit d’hôpital, Milo s’éteint lentement. À son chevet, le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve d’un ultime projet commun : un film qu’ils écriraient ensemble à partir de l’incroyable parcours de Milo. Dans un grand mouvement musical pour chanter ses origines d’abord effacées puis peu à peu recomposées, ce film suivrait trois lignes de vie qui, traversant guerres et exils, invasions et résistances, nous plongeraient dans la tension insoluble entre le Vieux et le Nouveau Monde, le besoin de transmission et le rêve de recommencement.
Du début du xxe siècle à nos jours, de l’Irlande au Canada, de la chambre sordide d’une prostituée indienne aux rythmes lancinants de la capoeira brésilienne, d’un hôpital catholique québecois aux soirées prestigieuses de New York, cette histoire d’amour et de renoncement est habitée d’un bout à l’autre par le bruissement des langues et l’engagement des coeurs.
Film ou roman, roman d’un film, Danse noire est l’oeuvre totale, libre et accomplie d’une romancière au sommet de son art.

 



 

"Fermer les yeux c'est Voyager", écrit Emily Dickinson en 1870. C'est par ces mots que s'ouvre La Vie secrète de la grande poétesse américaine, réinventée par Jerome Charyn. Du séminaire de Mount Holyoke à la solitude des dernières années, il retrace le destin d'une femme exceptionnelle. Pourtant ce livre n'est pas une biographie : comme Norman Mailer dans les Mémoires imaginaires de Marylin, Charyn dépasse la légende en lui donnant une voix.

 

Car c'est bien Emily Dickinson que l'on entend, vivante, sensuelle, loin des clichés la réduisant à une recluse excentrique toujours vêtue de blanc.

 

Mais l'héroïne si moderne cache un paradoxe : éprise d'indépendance, elle s'évadera grâce à la force de son imagination, simplement assise à sa table. En célébrant ainsi ce personnage hors du commun, Charyn rend hommage à la fiction, à l'infini pouvoir de la littérature.

 



 

Après avoir été séparée de sa soeur cadette depuis l'enfance, Nelly s'apprête à retrouver Anne dans un restaurant. Mais Anne n'est pas au rendez-vous. Inquiète de son silence, Nelly se rend au domaine de la Boissière, en Auvergne, pour y rencontrer la belle-famille d'Anne. Dans la pénombre d'une maison de maître, au fond d'un parc à l'abandon, Paul Maréchal, le mari d'Anne, et Alice, sa mère, accueillent en parente celle dont ils ignoraient l'existence.
La vieille dame en noir apprend alors à Nelly que sa soeur s'est tuée trois jours plus tôt dans un accident de voiture... Malgré sa réticence à partager l'intimité de ces inconnus, les soupçons qu'elle nourrit déjà incitent Nelly à rester pour en savoir plus : comment Anne, jeune artiste bohème, a-t-elle pu épouser cet homme soumis et échouer dans ce domaine isolé ? Alice Maréchal, possessive et hautaine, la considérait-elle vraiment comme sa propre fille ? Pourquoi Mado, la gouvernante, paraît-elle gênée par les questions de Nelly ? Dans le silence ouaté de la demeure bourgeoise, entre l'heure du thé et celle de la promenade, Nelly, en quête de vérité, marche dans les pas de sa soeur et prend d'instinct la place qui était la sienne au sein de cette famille...
Un mimétisme qui pourrait lui coûter cher.

 

La plume de Chantal Forêt est très agréable et le fait que tout soit écrit au passé renforce encore un peu plus ce climat malsain. Les révélations se font petit à petit, l'auteure arrive à tenir le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Le temps semble s'être arrêté au domaine de la Boissière, le temps s'arrête aussi pour le lecteur, les pages se tournent sans que l'on s'en rende compte.
Un agréable moment de lecture dans une ambiance feutrée et angoissante, à déguster, avec une tasse de thé, bien-sûr !

 

 

 



 

Avec Moi,René Tardi, prisonnier de guerre - Stalag IIB, Jacques Tardi concrétise un projet mûri de très longue date : transposer en bande dessinée les carnets de son propre père, rédigés des années durant sur des cahiers d’écolier, où celui-ci tient par le menu la chronique de sa jeunesse, en grande partie centrée sur ses années de guerre et de captivité en Allemagne.

 

Après avoir, comme on le sait, énormément travaillé sur la guerre de 14 – 18, c’est la première fois que Tardi se penche d’aussi près sur la période de la Seconde Guerre mondiale. Ce faisant, il développe également un projet profondément personnel : en mettant en images l’histoire de son père militaire, Tardi explore rien moins que les racines, les origines et les ressorts de sa propre vie. Ce « roman familial » prend des accents d’autant plus intimes que Tardi a associé au projet deux de ses propres enfants, Rachel (qui assure la mise en couleur) et Oscar (documentation et recherches iconographiques).

 

 Cet ouvrage consititue un des événements bande dessinée de l’année 2013 ! Jamais sans doute Tardi ne s’était autant livré dans l’un de ses albums.

 



 

En Afghanistan, dans les familles dans lesquelles il n'y a que des filles, on en élève certaines comme des garçons. Personne hors de la famille n'est au courant. A la puberté, elles doivent redevenir des filles et du jour au lendemain renoncer à leur liberté d'action, d'apprentissage mais aussi de pensée.

 

 

Farrukh est une de ces jeunes filles, une bacha poch. Elle fait partie avec son meilleur ami de l'équipe d'aviron. Ils s'entraînent dur afin de pouvoir participer aux jeux olympiques. Personne ne se doute du vrai sexe de Farrukh, elle ne prend jamais sa douche avec les autres, elle se bande la poitrine très serrée, elle a appris à parler un ton plus bas ; même à la maison elle se comporte comme un garçon, elle ne doit faire aucun travail de fille, s’installant plutôt avec son père pour parler de politique. Plus personne ne l'appelle par son prénom de fille. Pour sa mère, son père, ses sœurs, elle est Farrhuk.
Arrivent les premières règles, Farrhuk doit immédiatement redevenir une fille, sa mère la met au travail, son père ne la prend plus dans son bureau pour bavarder il ne la regarde même plus dans les yeux. Finit l'école, l'aviron, les amis, les balades dans les rues, bonjour la burqa. Le pire c'est peut-être sa petite soeur qui devient le garçon de la famille : on la prétexte partie à la campagne et on raconte que son cousin vient en ville pour étudier. Farrhuk, maintenant nommée Farruksad, voit une nouvelle fois tout le subterfuge se mettre en place.
Quand elle ose se plaindre auprès de sa mère, celle-ci lui répond qu'elle, contrairement à la plupart des femmes, a eu la chance de goûter à la liberté... Que répondre à ça ?
Un roman dur et sans complaisance à lire dès 14 ans.

 



 

 

« Maman est morte. Il y a un mois, tout allait bien. Quatre semaines ont suffi pour que clac, l'affaire soit réglée. Je suis devenue orpheline - le gros mot est lâché - ainsi que mon frère Gaspard, dix-sept hivers, et ma soeur Joséphine, dix-neuf printemps.
Depuis que c'est arrivé, tout le monde s'applique à gommer le mot. Pourtant, de maman, il ne reste plus qu'un vase contenant une poudre blanche.
Du blanc trop blanc, si vous voulez mon avis. »

 

Chloé, 15 ans, va apprendre à vivre seule. Enfin seule, pas vraiment. Il y a Joséphine, la grande soeur, qui devient tutrice légale. Il y a aussi Gaspard, le frère, amoureux de jeux vidéo et d'opéra. Sans oublier le père, qui vit dans une hutte polynésienne avec sa nouvelle femme, ses quatre fils et ses lubies écologiques. Et enfin Marjolaine, la grande amie, avec sa famille parfaite (surtout si on n'y regarde pas de trop près)...
Cinq années durant, au jour anniversaire de la disparition de sa mère, elle reçoit une lettre confiée à un notaire...
A
vec ses hauts et ses nombreux bas, usant d'une langue étrangement fluide, Pascale Perrier nous raconte ainsi l'existence avec un grand E, en un réalisme cru qui oscille entre cris du cœur et résignation désincarnée.

 



 

Maddie vit dans un monde où tout est virtuel, les arbres, l'école, les flirts... on ne s'aventure jamais au-dehors. Et elle se satisfait plus ou moins de cette existence. Jusqu'au jour où elle rencontre Justin. Celui-ci l'entraîne dans un univers inconnu, où les gens se voient sans le filtre de l'écran, se parlent, se touchent... Maddie découvre alors un mode de vie différent de celui que la société et ses parents lui ont imposé. Pour changer sa destinée, elle devra apprendre à se rebeller, à ses risques et périls.

 

La révolte de Maddie Freeman propose un monde futuriste cohérent et réaliste. On se plonge très rapidement dans cette histoire et c'est avec plaisir qu'on suit Maddie dans la découverte de la vraie vie. Ce premier tome est vraiment passionnant... vivement la suite !

 



 

Pour un devoir d'histoire, Léo doit écrire un journal à destination des collégiens du futur, afin de tout raconter sur notre époque et de laisser une trace dans ce monde... Quel supplice ! Découvrez les mémoires du looser le plus sympathique du collège. Un récit désopilant, illustré de dessins naïfs et de photos trouvées sur Internet !

 

Sous forme d’un journal intime destiné à retracer la vie des collégiens actuels pour ceux du futur, Léo raconte son quotidien, pas toujours rose, avec beaucoup d’humour et de tendresse. N’ayant comme seuls souhaits que d’avoir sa propre chambre et une nouvelle patinette, affublé d’un père quelque peu spécial, pas vraiment populaire au collège, le jeune garçon cumule les difficultés, mais son récit est néanmoins très optimiste.

 

Agrémenté de dessins explicatif, de fresques historiques revisitées par Léo, ce journal dédramatise pas mal de situations et aura le mérite de démontrer au lecteur que sa vie n’est pas si mal en définitive.

 

Drôle et tendre, cet ouvrage est à conseiller particulièrement aux enfants qui n’aiment pas forcément lire de par son thème fédérateur et le texte aéré et illustré.

 



 

Zoé, quinze ans, vit seule avec son père depuis la mort de sa mère. Alcoolique et violent, ce dernier est incapable de s’occuper de sa fille. Will, dix-huit ans, rêve d’arracher celle qu’il aime à ce quotidien triste et sans avenir. Une nuit, après s’être battu avec le père de Zoé, Will emmène la jeune fille, et ensemble, ils décident de tout laisser derrière eux. Ils prennent la route, direction Las Vegas, avec un rêve un peu fou : s’y marier et être heureux, simplement. Mais la police est à leurs trousses et Will ne tardera pas à avoir des ennuis. Entre les deux amoureux, la tension monte et ils vont réaliser que les rêves, même les plus doux, doivent avoir une fin…
« Un roman cru, immédiat et implacable. » ALA Booklist
« Magnifique, déchirant et exaltant, Rien que pour nous attirera irrésistiblement les lecteurs de Jenny Han et Sara Zarr. »Goodreads
 
À partir de 13 ans

 



 

Sur la rive d'un lac gelé, Carl se réveille au côté d'une jeune fille tremblante et glacée alors que des pompiers emportent le corps de son frère. Que s'est-il passé dans l'eau ? Aucun souvenir... Il n'a qu'une certitude : seule cette inconnue peut l'aider à retrouver la mémoire. Mais n'est-il pas dangereux de vouloir la vérité à tout prix ? Car lorsque les souvenirs refont surface, il est trop tard pour les enfouir à jamais.

 

« Reviens-moi » est un thriller fantastique qui vaut la peine d’être lu. l’histoire et les personnages sont passionnants et l’on est tenu en haleine du début à la fin. C’est prenant, suffocant… Recommandé à tous ceux qui aiment les récits mêlant romance, suspense et surnaturel.

 



 

Albert Jacquard, scientifique reconnu et engagé, livre sa définition d’une trentaine de mots : Autre, Bombe, Censure, Clonage, Dette, Dieu, École, Internet, Mondialisation, Mort, Race, Utopie, Vérité... Cet entretien invite tous les adolescents à la réflexion personnelle et à l’action : « Continuez à vous scandaliser ! Et surtout dites-le ! Réagissez, à chaque occasion ! (...) Changer le monde est possible ! Mais ça dépend de vous ! »

 

30 mots clés auxquels Albert Jacquard apporte ses réflexions, son regard, ses convictions, ses réponses...

 



 

Volets, tirettes, roues et autres animations racontent à nos explorateurs des prouesses techniques de l'homme toute une panoplie d'inventions. Du phare à l'ampoule, de la montgolfière à l'avion, des latrines romaines aux W-C, de l'horloge à eau à la montre à quartz, du sémaphore au téléphone : la science s'introduit dans les chaumières pour changer le regard de nos enfants sur les objets qui les entourent. Ce livre animé te montrera comment fonctionnent les grandes inventions de ce monde. Une grande idée !

 



 

Voilà l'idée de ce livre. Prendre quelques mots, ceux qu'on dit et qu'on entend souvent, et aller les regarder de près. Voyons les mots comme des oiseaux dans un jardin ou libres dans un petit bois. Ecoutons leurs chants, regardons leur envol. Je me suis dit qu'un livre où on raconterait ce que révèlent les signes du langage, d'où ils viennent, comment ils nous montrent les choses, ça serait bien, ce serait sympa, cool, rigolo... et souvent intéressant.

 

C'est un livre à feuilleter, pour se promener au milieu de cette bande, cette troupe de sons et de lettres mis ensemble, ce fameux vocabulaire qu'on emploie sans y penser et sans en profiter vraiment - sauf quand on est poète. Nous avons voulu la retrouver, la réveiller, la magie, avec Trop forts, les mots! Et c'est vrai que c'est très très fort, ce qu'ils font ; c'est un trésor collectif à garder vivant. Merci, les mots !

 

 

 



 

70 idées fausses que l'on se fait sur nos amies les bêtes !
Ce livre passe au crible de la science 70 idées reçues sur les animaux.
Les crocodiles pleurent-ils ?
Les chauves souris aiment-elles le sang ?
Le manchot est-il un petit pingouin ?
Les chiens détestent-ils vraiment les chats ?
Les moustiques sont-ils attirés par la lumière ?
Quand une vache pète, ça pollue l'air ?

La mise en page est aérée et agréable, les couleurs sont soigneusement choisies, et les illustrations de Benoît Perroud, pleines d'humour. Un livre-jeu passionnant et drôle « pour clouer le bec des grands !

 



 

C'est l'histoire de dix petits cochons qui sont poussés dans un camion pour partir vers l'abattoir.
Et les petits cochons vont essayer de s'évader de ce maudit camion.
La route est longue et les petits cochons se hissent sur le toit du camion...Mais, un petit cochon paresseux dort : il est resté dans le fond du camion!!!
Et voilà que le camion s'arrête...
ils sont arrivés à l'abattoir!!!
Il faut se sauver, mais tous les dix ensemble...
que faire?
Les petits cochons trouverons-t-ils la solution pour se sauver tous les dix?...
Une histoire rigolote, pleine d'humour, forte d'un récit plein de rebondissements.
Les illustrations sont bien faites, jolies, humoristiques, et la mise en page est géniale: à gauche : dessin pleine page; à droite : petit dessin qui fait un gros plan sur un sujet...
Pour jeunes enfants et plus grands aussi... Très chouette!

 

 

 



 

En écoutant et en observant les animaux, on peut peut-être apprendre à pousser la chansonnette, à jouer
de la musique, à trouver mille et une astuces pour composer de belles mélodies... Oui, la nature nous apprend tout cela !

 

Dans le troisième volet de ses aventures, ce petit bonhomme, haut comme deux pommes, va nous guider
au fil de ses balades, de ses expériences, de ses rencontres avec des animaux… qui vont lui donner envie de chanter,
de composer et d’inventer les instruments de musique les plus fous pour y arriver.
Écrit et illustré par Thierry Dedieu, ce magnifique album est porté par de grandes images réalisées à l’aquarelle, dans l’esprit des « dessins scientifiques et botaniques des cabinets de curiosités ». L’auteur a aussi glissé au fil des pages des images savantes retrouvées dans des revues anciennes, créant ainsi un univers à mi-chemin entre l’explication précise et un univers naturaliste porteur de rêves.

 



 

Un enfant évoque ses sentiments où se mêlent solitude et incompréhension. Le coeur lourd, il s'identifie au loup rencontré au zoo. Une histoire pour comprendre les différences, la transition vers l'âge adulte, l'acceptation de soi et de son identité.

 



 

Pourquoi faut-il que ça tombe sur moi?
On était bien à Paris
Adieu les copines, le bahut: on déménage en Belgique! Autrement dit, au bout du monde. Les Belges, ils ne sont pas comme nous! Ils ne parlent pas comme nous, ne mangent pas comme nous. Et en plus, je ne comprends RIEN à leurs conflits communautaires! Sérieux, elle promet, cette année...

Sur le mode du gag par page, "Dans les yeux de Camille" raconte le quotidien d'une adolescente dans la Belgique d'aujourd'hui, à la veille d'événements historiques (abdication du Roi, élections de juin 2014,...), en se jouant des clichés, sans tabous.

 

Il n'y a pas à se forcer, l'adhésion est immédiate. Une narration fluide et des dialogues savoureux, empreints de jeux de mots facétieux et plutôt fins qui suscitent déjà l'impatience du deuxième volume !!!