"Dans un large fauteuil, près du foyer béni, comme on peut voyager à l'infini !"

Sébastien Laroche


Polars frissons

Danny ne sait pas quoi faire du cadavre qu’il vient de découvrir le soir même de son anniversaire. Ce corps, c’est celui de Mindy, sa seule amie dans la petite ville de Wyalusing, en Pennsylvanie. Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants de Wyalusing méprisent Danny, le craignent et l’évitent. Immédiatement, l’adjoint du shérif, un homme violent et corrompu, le désigne comme l’assassin, et tout le monde se plaît à le croire. Mais Danny n’est pas prêt à se soumettre. En quelques heures, l’équilibre précaire qui régnait jusqu’ici chavire.

 

En capturant vingt-quatre heures d’une des plus noires journées de l’Amérique des laissés-pour-compte, ce premier roman doté d’une puissance d’évocation à couper le souffle expose la violence qui gît sous l’eau qui dort.

Avec ce bouleversant premier roman, remarquablement écrit, l'Américain Samuel W. Gailey réussit un vrai coup de maître : signer un furieux thriller, âpre et sanglant, hanté de patibulaires rednecks et de paumés à la dérive, et construire les contours d'un étrange polar gothique.



Roaring Fork, station huppée du Colorado. L’inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, arrive juste à temps pour éviter que sa protégée, Corrie Swanson, ne passe dix ans derrière les barreaux. Cette dernière, qui enquête sur la mort de onze mineurs prétendument dévorés par un ours, en 1876, s’est en effet mis à dos les autorités locales, dont les juteux projets immobiliers pourraient être mis à mal. Au moment où Pendergast arrive, la municipalité doit aussi faire face à un autre problème menaçant la station : un pyromane met le feu à plusieurs chalets cossus – leurs propriétaires étant enfermés à l’intérieur. Pendergast résoudra l’énigme de la mort des onze mineurs en mettant la main sur une nouvelle inédite du Dr Watson mettant en scène Sherlock Holmes – nouvelle connue des holmésiens mais jamais publiée. Qui sait si la résolution d’un crime vieux de 135 ans ne permettra pas de comprendre les agissements du pyromane ?

Vous ne connaissez pas encore cet élégant agent du FBI, aux cheveux blonds presque blancs, aux yeux bleus perçants, habillé de noir et portant un drôle de prénom, Aloysius Pendergast ? Vous n’avez jamais lu ce duo extraordinaire, Douglas Preston et Lincoln Child, qui donne vie à ce personnage hors du commun, souvent imprévisible mais toujours efficace ? Vous n’avez jamais été happé par les récits bien montés, thrillers époustouflants qui passionnent le lecteur dès les premières pages ?

« Tempête blanche » sera donc pour vous, une excellente porte d’entrée donnant accès à la découverte de romans écrits à quatre mains, complices, harmonieuses et parfaitement synchronisées !



Lee, un petit voyou d’une vingtaine d’années, se réveille dans un motel sordide avec une balle dans le ventre, une valise pleine de dollars, et pas la moindre idée de ce qui a pu le mener jusqu’ici. À son chevet, Wild, médecin morphinomane en rupture de ban, son seul recours pour l’aider à quitter les lieux avant que la police ne débarque. Complices malgré eux, ils vont chercher refuge dans la maison de campagne d’un confrère de Wild. Une intimité maladroite s’installe entre ces deux hommes en cavale dont l’un est hanté par un séjour en prison et l’autre fuit un procès pour erreur médicale. Mais un troisième larron est à leurs trousses : Josef, un vieux gangster roumain superstitieux et violent, qui a pour mission de récupérer l’argent et de s’occuper de Lee. Une bonne fois pour toutes…

Couronné en Australie par le prestigieux Ned Kelly Award, ce grand roman noir, qui est aussi un conte moderne sur l’aliénation et le désespoir, est servi par la prose sèche et tendue de Chris Womersley, auteur du très remarqué Les Affligés.



« N'accepte pas ce rôle. Crois-moi. Tu l'acceptes, tu crèves. » Pour Gaia Lafayette, hors de question de prendre ces menaces de mort au sérieux. La vedette américaine vient tout juste de décrocher le rôle de ses rêves dans une superproduction qui doit être tournée à Brighton et savoure sa chance.
Pourtant, quelques jours avant de rejoindre le tournage, Gaia est victime d'une tentative d'assassinat.
Le commissaire Roy Grace, qui travaille avec son équipe sur le meurtre d'un homme dont le cadavre vient d'être retrouvé dans une exploitation agricole, se voit alors chargé de la protection de la star lors de son séjour dans le Sussex.
Entre une actrice poursuivie par un fan menaçant, et son enquête en cours, le commissaire devra être sur tous les fronts, d'autant que la situation vire au cauchemar quand il apprend la libération prochaine d'un membre de la mafia qu'il avait contribué à faire condamner, plusieurs années auparavant...

Un thriller palpitant où s'entrecroisent différentes intrigues jusqu'au final explosif.



Ancien reporter de guerre, Louis Rowane enquête sur les trafics d’œuvres d’art. Il apprend qu’un homme a acheté à Drouot un tableau qui ressemble étrangement à un Raphaël volé par les nazis soixante-dix ans plus tôt. Or, ce mystérieux acheteur vient d’être assassiné. Aidé de Giulia, spécialiste en histoire de l’art, Louis veut découvrir le secret de ce tableau et plonge dans un monde où vols, trafics et crimes s'entremêlent. Une partie d’échecs se joue alors entre le journaliste, une inquiétante Fondation et un vieil homme prêt à tout. De Paris à Genève, Louis remonte jusqu’aux heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale. Et lorsqu’il devient la cible d’une féroce chasse à l’homme, il n’a pas d’autre choix que de percer les secrets de la mythique Collection Noire.

Un grand thriller historique sur une légende devenue réalité : la collection noire.



Marco, quinze ans, a passé toute son adolescence au sein d'un réseau mafieux dirigé par son oncle Zola. Lorsqu'il tente de sortir de la clandestinité, il découvre le cadavre putréfié de William Stark, qui végète là depuis trois ans.Tandis que le Département V piétine sur la disparition d'un officier danois, il semblerait que Marco pourrait avoir des informations pour résoudre ce cold case et remonter la piste d'une affaire dont les ramifications politiques et financières pourraient bien faire vaciller l'intégrité politique du Danemark.Encore une fois, le maître du thriller scandinave réussit à nous surprendre. Dans ce cinquième tome de la série, Carl Mørck et ses assistants Assad et Rose, s'engagent dans une course-poursuite au suspense haletant qui, des rues de Copenhague, les amène jusqu'en Afrique.

On ne présente plus le danois Jussi Adler-Olsen, abonné aux premières places des listes de best-sellers dans le monde entier. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec Département V, série best-seller qui devrait au total compter onze volumes. Cette série a été récompensée par les prix scandinaves les plus prestigieux.



Pour impressionner ses amis, un garçon prend pour cible un corbeau posé sur une branche, et le tue d'un jet de lance-pierre. Pour la première fois, la mort entre dans la vie de William Bellman. Un acte aussi insignifiant que cruel qu'il oubliera sans peine. Devenu adulte, marié et père de famille, William, qui a connu une ascension sociale fulgurante se dévoue corps et âme à sa manufacture. Son enfance n'est plus qu'un lointain souvenir, tout comme la mort de ce corbeau. Tout semble aller pour le mieux dans la vie de William, mais les morts se multiplient dans son entourage, et ceux qui l'entourent disparaissent peu à peu. C'est à un enterrement que William voit pour la première fois un mystérieux personnage habillé de noir. Les terribles conséquences de son imprudence passée s'abattent alors sur lui. Désespéré, prêt à tout pour sauver le seul trésor qu'il lui reste, William et son étrange associé concluent un étrange marché.

Huit ans après le succès colossal du Treizième conte (plus de deux millions de lecteurs à travers le monde), Diane Setterfield revient avec un roman tout aussi mystérieux, magnétique et irrésistible.



Romans "passion", "réflexion", "émotion"

Quel rapport y-a-t-il entre la naissance du spectacle de masse et la violente mise à genoux des Indiens d'Amérique à la fin du XIXème siècle ? Un homme et pas des moindres, auréolé d'une légende encore vivace aujourd'hui, Buffalo Bill Cody, créateur du Wild West Show, la grande machine à réviser l'histoire des Guerres indienne, qui voyagea dans le monde entier des années durant.

Un portrait saisissant d'un homme ambigu mais particulièrement opiniâtre, inventeur pour le meilleur et pour le pire de l'industrie du spectacle et de la notion de "happy end". A la croisée de l'Histoire et de la littérature, dans une langue belle et précise, Eric Vuillard signe l'un des coups de génie de 2014 !



Alors qu’il s’apprête à fêter ses 60 ans, c’est l’heure du bilan pour Max Paul : la célébrité que lui valut la publication d’une étude sur la sexualité des finlandais dans les années 90, l’empêche d’écrire un nouveau succès de librairie. Sceptique, cynique et dilettante, ce professeur de sociologie doit répondre aux psalmodies de sa femme– éternelle insatisfaite qui

cherche à tout régenter – mais aussi aux crises existentielles de ses filles ; Hélène, enseignante passablement lassée, et Eva, étudiante en art rêveuse et désinvolte. Seule la jeune et jolie Laura, son ancienne élève venue l’interviewer à l’occasion de son anniversaire, saura réveiller l’engourdissement et la langueur de l’écrivain en manque d’inspiration,

l’entrainant aussi dansun imbroglio qui ne laissera pas la famille indemne. Dans ce roman d’une famille ordinairement

déglinguée d’Helsinki, l’apparente légèreté de ton sert une satire à la fois savoureuse et profonde : la critique mordante d’une certaine bourgeoisie finlandaise.

En s’attaquant aux vicissitudes des rapports familiaux, Philip Teir brise avec acidité le mythe patriarcal pour le révéler grinçant, habité d’espoirs fous et de fracassantes désillusions. En signant ce premier roman, l’écrivain s’inscrit dans une grande tradition littéraire anglo-saxonne. Belle découverte !



Jeune paysanne née au coeur de la Chine rurale, Meili est mariée à Kongzi, l’instituteur du village, lointain descendant de Confucius. Ensemble, ils ont une fille, mais Kongzi, qui veut à tout prix un fils pour poursuivre la lignée de sa célèbre famille, met à nouveau Meili enceinte, sans attendre la permission légale. Lorsque les agents de contrôle des naissances envahissent le village pour arrêter ceux qui ont transgressé les règles, père, mère et fille fuient vers le fleuve Yangtze. Ils commencent alors une longue cavale vers le Sud, à travers les paysages dévastés de la Chine, trouvant de menus travaux au passage, parfois réduits à mendier et obligés de se cacher des forces de l’ordre. Alors que le corps de Meili continue d’être pris d’assaut par son mari et que l’État cherche à le contrôler, elle se bat pour reprendre en main sa vie et celle de l’enfant à naître.
Avec La route sombre, Ma Jian, célèbre dissident chinois, signe un roman bouleversant où la violence du contrôle social vous saisit de plein fouet.



Résolue à venger son frère, à qui quatre répugnantes crapules ont tranché la langue sans oublier de le défigurer, Vénérande, jeune paysanne au cœur aride, s’adjoint les services de L’Infernu, tueur à gages réputé pour sa sauvagerie, et s’embarque avec lui dans une traque sanguinaire à travers les montagnes corses du xixe siècle.
Au gré de leur chevauchée vers la tanière des Santa Lucia – la fratrie à abattre –, 
L’Infernu raconte à sa “disciple” son engagement, jadis, dans l’armée des insoumis, meute de mercenaires sans foi ni loi prompte à confondre patriotisme, geste guerrière et brigandage éhonté, semant terreur et chaos de vallées escarpées en villages désolés, de tavernes et bordels immondes en marécages infestés. L’abandon avec lequel L’Infernu se livre à Vénérande, au terme d’une existence passée à chercher en vain son humanité au-delà du chaos des armes, confère au sanglant baroud d’honneur de ce vaincu de l’Histoire les vertus d’une ultime et poignante transmission, qui culmine lors de l’assaut final.
Insolemment archaïque et parfaitement actuelle, cette épopée héroïque en forme de “western” réinvente superbement l’innocence des grands récits fondateurs à l’état natif, quand le commerce des hommes et des dieux, des héros et des monstres, pouvait encore faire le lit des mythes sans que nulle glose n’en vienne affadir les pouvoirs.



Hemda Horowitz est à la fin d’une longue vie qui a démarré au Kibboutz. Alors que ses deux enfants se relaient à son chevet, la tendresse et la chaleur ne sont plus là, ni avec le fils prodigue, ni avec la fille sérieuse, attentionnée mais jamais assez sûre d’elle. Tous les rendez-vous manqués se repensent sans se dire au chevet de la mourante.

A la fois ample et lancinant, Ce qui reste de nos vie est un constat d’échec parfaitement littéraire. Juste, profond et amené par petites touches mélancoliques, ce long récit d’une famille où l’on ne communique plus est à la fois magnifique et désolant. Il semble s’étendre à tout le texte, ce spleen que Zeruya Shalev amenait déjà dans ses récits plus anciens, où il était surtout question – en surface – de désir et de couple. L’auteure maintient une parfaite maîtrise de la structure, tout le long, et parvient, encore une fois, à livrer un roman parfaitement intime et à le situer dans son pays, un pays où l’on attend, probablement à tort, que chaque décision personnelle ait aussi une implication politique.



En Italie, la ligne la plus droite entre deux points est l’arabesque. Il faudra un jour étudier l’importance du baroque sur le peuple italien, comme le disait Ennio Flaiano. La criminalité s’y décline en trois composantes : attentats et massacres à des fins politiques, corruption transversale à tous les niveaux, différentes mafias. Qui a tiré les ficelles ? La réalité est complexe, insaisissable, perverse. À travers la relation entre don Saverio, jésuite, héritier de la lignée Valfonda, et sa petite-nièce Aria, journaliste d’investigation à laquelle il confie ses secrets, ce roman raconte la fin de la dolce vita, l’implosion de la Démocratie chrétienne et du parti communiste et la montée en puissance du berlusconisme sur fond de mafia, d’argent sale et d’affaires troubles au Vatican. Mais aussi la merveille de cette terre où l’on sait encore sourire, sa beauté, ses héros au quotidien. Dans cette Italie sublime et tragique Silvio Berlusconi a débarqué sur la scène politique comme surviennent les grandes pestes. Jugé inéligible en 2014, le vieux caïman n’est pas mort.

Faisant suite au très remarqué Dolce Vita 1959-1979, Simonetta Greggio signe avec ces Nouveaux Monstres le roman de l’Italie des trente-cinq dernières années.



Il est le seul à pouvoir apprendre la langue pawpaw afin de communiquer avec son frère aîné, cet enfant rêveur qui ne parle que le langage des oiseaux, n’emploie que ces mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humains.
Après la mort de leurs parents, les deux hommes demeurent ensemble dans la maison familiale. D’une gentillesse extrême, l’aîné, qui ne travaille pas, se poste chaque jour tout contre le grillage de la volière de l’école maternelle. Peu à peu, la directrice remarque son calme rassurant pour les oiseaux, sa façon subtile de les interpeler, et lui confie l’entretien de la cage.
Quant au cadet, régisseur de l’ancienne résidence secondaire d’un riche propriétaire du pays, le jardin de roses, les boiseries des salons, la transparence des baies vitrées sont à la mesure de son attachement pour les lieux de mémoire. Parfois, les deux frères décident de “partir en voyage”. Valises en main, ils font halte devant la volière. Ravis de palabrer avec les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron, ils oublient dans l’instant tout projet de départ. Un jour pourtant le calme du quartier semble en danger, une enfant de l’école disparaît.
Petits oiseaux est un roman d’une douceur salvatrice qui nous confie un monde où la différence n’influe pas sur le bonheur, où la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l’individu de ses absurdes travers, un pays où s’éploient la voix du poème, celle des histoires et des chants d’oiseaux, celle des mots oubliés.



Dans une petite ville du Texas, une jeune enseignante, mère de trois enfants, attend en silence le verdict de son procès.

Qu’a-t-elle fait pour être traînée en justice, et risquer cinq ans de prison ferme ?

Elle a entretenu des rapports sexuels avec quatre de ses élèves, tous majeurs. Un crime passible d’emprisonnement au Texas, depuis 2003.

Mais pourquoi l’accusée, Deborah Aunus, s’obstine-t-elle à se taire ? Pourquoi son mari, combattant en Afghanistan, se montre-t-il si compréhensif ? Pourquoi les déclarations de sa mère l’accablent-elles ?

 Au fil d’un récit implacable, écrit d’une pointe sèche et précise, Oriane Jeancourt Galignani tient le journal de cet ahurissant procès où la vie privée d’une femme est livrée en pâture à la vindicte populaire, et sa liberté sexuelle pointée comme l’ennemie d’une société ultra puritaine. Construit à partir d’un fait divers qui a bouleversé l’Amérique, ce huis-clos haletant donne lieu à un roman aussi cru que dérangeant. 



Biographies

De George Sand s’impose l’image de la « bonne dame de Nohant ». Celle qui, ayant derrière elle une riche carrière littéraire, s’occupait de son jardin et de ses œuvres. Pourtant, la romancière fut tout autre que cette image surannée : une amoureuse ardente, une républicaine, une combattante de la cause des femmes. Pourquoi un tel fossé entre ce qu’elle fut et l’image qu’elle a laissée ? En grande partie parce que, dans ses mémoires, George Sand a occulté tout un pan de sa vie.

C’est cette histoire cachée que font revivre ces Carnets secrets, histoire romancée qui repose entièrement sur des faits avérés. Alors que sa fille Solange lit les confidences – fictives – de George Sand, les points de vue de la mère et de la fille se répondent. Ils dressent le portrait d’une femme libre, passionnément amoureuse – notamment de Musset et de Chopin –, qui mène sa vie personnelle et sa carrière d’une même main de fer.
George Sand est une fantaisiste organisée, une passionnée à la tête froide qui place sa liberté au-dessus de tout le reste. Une femme à la modernité éclatante.
Dans la veine de ses grands romans historiques, Catherine Hermary-Vieille dresse le portrait d’une George Sand inconnue, une femme fascinante et libre.



" On trouvera ici des lumières d'hier qu'il ne m'a pas toujours été agréable de rallumer, mais aussi tous ces moments uniques, ces anecdotes souvent amusantes et ces rencontres exceptionnelles qui ont éclairé ma route. Parfois, c'est étrange, j'ai l'impression de les avoir rêvées, ces rencontres. Et pourtant, non ! Dans cette autobiographie, je n'ai rien oublié d'essentiel. Ni les dessous cachés de mon métier de comédienne, tels que je les ai vécus, ni les blessures secrètes, ni les battements de coeur. " 
Marlène Jobert a marqué d'une aura singulière le cinéma français des années 1970. Son écriture spontanée, et grave parfois, nous entraîne avec émotion à la suivre tout au long du destin exceptionnel qui fut le sien, comme actrice d'abord, puis comme auteur à succès de contes pour enfants.



Pensées à méditer !

« À cause de la guerre, du fracas de mon enfance, j'ai été, très jeune, atteint par la rage de comprendre. J'ai cru que la psychiatrie, science de l'âme, pouvait expliquer la folie du nazisme. J'ai pensé que le diable était un ange devenu fou et qu'il fallait le soigner pour ramener la paix. Cette idée enfantine m'a engagé dans un voyage de cinquante ans, passionnant, logique et insensé à la fois.  Ce livre en est le journal de bord. Pour maîtriser ce monde et ne pas y mourir, il fallait comprendre ; c'était ma seule liberté. La nécessité de rendre cohérent ce chaos affectif, social et intellectuel m'a rendu complètement psychiatre dès mon enfance. Cinquante ans d'aventure psychiatrique m'ont donné des moments de bonheur, quelques épreuves difficiles, le sentiment        d'avoir été utile et le bilan de quelques méprises.        Mon goût pour cette spécialité est un aveu autobiographique. L'histoire de ces cinquante années raconte aussi comment j'ai traversé la naissance de la psychiatrie moderne, depuis la criminelle lobotomie, l'humiliante paille dans les hôpitaux, Lacan le précieux, la noble psychanalyse malgré ses dérives dogmatiques, l'utile pharmacologie devenue abusive quand elle a prétendu expliquer tout le psychisme, et l'apaisement que m'a apporté la théorie de l'attachement, dont la résilience, mon chapitre préféré, étudie une nouvelle manière de comprendre et de soulager les souffrances psychiques. Ce long chemin m'a conduit à tenter d'expliquer, de soulager et parfois de guérir les souffrances psychiques. Il m'a donné le plaisir de comprendre et le bonheur de soigner les âmes blessées. » B. C.



« Dans un monde aujourd’hui insupportable et qui, bientôt, le sera bien plus encore, il est temps pour chacun de se prendre en main, sans attendre indéfiniment des solutions miraculeuses. Il ne s’agit pas de résistance, ni de résilience. Mais de devenir soi. 
De Gandhi à Steve Jobs, de Bouddha à Picasso, ils sont nombreux, ceux qui se sont libérés des déterminismes et des idéologies, pour choisir leur destin et changer le monde.
Aujourd’hui, mille trajectoires humaines, célèbres ou anonymes, donnent le signal d’une nouvelle Renaissance. Toutes incitent à réfléchir au chemin que chacun peut emprunter, pour choisir et réussir sa vie.
Plus nombreux seront ceux qui ne se résigneront pas, plus profonde sera la démocratie, plus seront libérées des énergies, plus seront créées des richesses.
Où que vous soyez, qui que vous soyez, agissez comme si rien ne vous était impossible.
Ayez le courage d’agir. Prenez le pouvoir sur votre vie !
» J. A.
Après avoir dit qu’il était urgent de réformer notre pays, après avoir exposé le détail des réformes à mettre en œuvre, Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, président de PlaNet Finance et auteur de nombreux ouvrages, appelle ici chacun de nous à ne plus rien attendre de personne et à faire sa propre révolution. Il explique quelles étapes suivre pour y parvenir. Nous avons tout à y gagner.



Témoignages poignants

Billy est un beau chat de gouttière abandonné qui a trouvé refuge dans un centre de protection des animaux. Un jour, Fraser, un jeune garçon autiste, visite l’endroit et découvre Billy. Le chat se met à ronronner et à faire des câlins. Coup de foudre. Lentement mais sûrement, Billy va transformer la vie du petit garçon qui parvient à oublier ses angoisses et à contrôler son instabilité. Et l’avenir semble enfin sourire à Fraser malgré son autisme. A la maison, le chat s’occupe de son ami comme s’il en était responsable. Un lien solide, profond, une amitié incommensurable se nouent entre Billy et Fraser. Au point qu’ils deviennent inséparables et que le chat change pour toujours la vie de ce petit garçon pas comme les autres…

L’émouvante histoire vraie d’une amitié entre un chat et un petit garçon autiste.



Née dans la communauté fondamentaliste et ultra-orthodoxe des juifs Yéchivistes, Leah Vincent est la fille d'un rabbin influent qui élève ses onze enfants dans l'adoration de Dieu et des hommes dominant ce monde fermé. 
Mais Leah voit son avenir tout tracé voler en éclat le jour où, à seize ans, elle est surprise à échanger des lettres avec un garçon – un crime impardonnable dans cette communauté interdisant tout contact entre membres de sexe opposé. Craignant que sa désobéissance n'affecte les projets de mariage de leurs autres enfants, ses parents l'expédient à New York et rompent tout lien avec elle. 
Perdue dans la mégapole, sans père ni mari pour la rattacher à sa communauté, Leah n'est pas préparée à affronter les libertés de la vie laïque. De plus en plus infidèle au dogme religieux qui régissait son passé, elle passe les années suivantes de son existence à ne compter que sur sa sexualité pour attirer chez les hommes cette approbation qu'on lui a appris à rechercher enfant. 
Écrit dans un rythme fiévreux et envoûtant, Libérez-moi raconte la lutte poignante d'une femme pour découvrir sa véritable identité.     À travers les yeux de Leah, on se retrouve confronté au monde oppressif du fondamentalisme religieux mais aussi aux problèmes que rencontrent toutes les jeunes femmes d'aujourd'hui aux prises avec la sexualité et la quête de soi.



Romans jeunesse...et pas que...

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable broyeuse de livres invendus,     la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine ...
Dans des décors familiers transformés par la magie des personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu'on rencontre rarement.
Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le Liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.



Le bonheur, le bruit qu'il fait quand il s'en va
«Les hommes de notre famille sont toujours morts ruinés, ne laissant à leurs enfants que la certitude d'avoir à se construire seuls. Les hommes de notre famille construisent des maisons pour les détruire ensuite.        Ils vivent en dansant, debout sur les tables, persuadés de ne jamais vieillir. Ils rendent les femmes très heureuses puis très malheureuses, mais ils les rendent vivantes. Après un silence, ma soeur a ajouté : Tu te rends compte, ce salaud, il va vendre notre maison.»
À quarante ans, Katia décide d'aller seule, une dernière fois, dans la maison de son enfance. Elle veut y retrouver la table en pierre encore fraîche à l'aube, la mer qu'on voyait des fenêtres et, surtout, les échos d'une voix russe qui la hante, celle de sa grand-mère, qui lui parlait de la vie sous les lauriers roses.

De la mer Noire à la mer Méditerranée, La maison russe raconte le sentiment d'exil, qui perdure d'une génération à l'autre, et la force du lien entre une petite fille et sa grand-mère.



Imaginez-vous à l’intérieur d’un étrange monte-charge avec comme seul souvenir votre prénom.                           Imaginez une ferme construite par des adolescents laissant place à un labyrinthe peuplé de monstres la nuit et dont le plan change tout le temps. Un seul but : survivre et trouver la sortie de ce labyrinthe…

Cette saga en 3 tomes nous plonge dans une histoire on ne peut plus palpitante. Les événements sont tels qu’on n’a pas le temps de souffler ! L’auteur nous signe là une série magistrale, un véritable coup de maître !

Une série « survival » pour les fans de « Hunger games » !


Surdoué pas sûr de lui, Colin est aussi un amoureux acharné. Il ne s'entiche que de filles prénommées Katherine, et il vient juste de rompre avec la... dix-neuvième ! Ce sont heureusement les vacances, et son copain Hassan, décidé à lui changer les idées, l'emmène pour un voyage en voiture, sans but précis.                    Ils parviennent finalement à Gutshot, dans le Tennessee, où l'archiduc François-Ferdinand serait enterré.            Ils y rencontrent Lindsey, fille d'une propriétaire d'usine de cordons de tampons hygiéniques.                         Contre des interviews d'habitants de Gutshot destinées à composer la mémoire de la petite ville, ils vont être nourris et logés. L'occasion rêvée pour Colin d'enfin mettre au point un théorème qui prendrait en compte tous les paramètres amoureux possibles, afin de prédire les ruptures...
Complètement loufoque en apparence, le roman traite de problématiques adolescentes tout à fait sérieuses : avoir confiance en soi pour oser être naturel, trouver des points de repère afin de se construire...

Toujours surprenant, jamais décevant de livre en livre, l'auteur atteint ici une sorte d'apothéose du comique pas bête, ou du psychologique amusant : à découvrir !