Pages d'automne 2015

Thrillers pour amateurs de frissons


Tandis que le Vieux-Québec scintille sous la neige et s'égaye des flonflons du carnaval, Armand Gamache tente de se remettre du traumatisme d'une opération policière qui a mal tourné. Mais, pour l'inspecteur-chef de la Sureté, impossible d'échapper longtemps à un nouveau crime, surtout lorsqu'il survient dans la vénérable Literary and Historical Society, une institution de la minorité anglophone de Québec. La victime est un archéologue amateur connu pour sa quête obsessive de la sépulture de Champlain. Existerait-il donc, enfoui depuis quatre cents ans, un secret assez terrible pour engendrer un meurtre ? Confronté aux blessures de l'histoire, hanté par ses dernières enquêtes, Gamache doit replonger dans le passé pour pouvoir enfin enterrer ses morts.

 

Les meilleurs romans policiers sont aussi de merveilleux guides de voyage – dans l’espace et dans le temps. Le sixième opus (en français) de la Canadienne Louise Penny, « Enterrez vos morts », en est un parfait exemple. Un des (très) grands romans de 2015 !!!



À la suite de son enquête sur le Grand Maître, l'inspecteur Sunderson, désormais à la retraite, n'aspire qu'à se mettre au vert dans un bungalow du Nord Michigan. Aussitôt installé, il découvre que ses voisins,   la famille Ames, sèment la terreur dans toute la région.

Les autorités locales avouent leur impuissance face à ce clan qui vit en dehors des lois et commet les crimes      les plus crapuleux. Quand une série de meurtres éclate en pleine saison de pêche à la truite, Sunderson est contraint de reprendre du service.

Dans Péchés capitaux, Jim Harrison joue ouvertement avec les codes du roman noir et dresse un portrait grinçant de l'Amérique profonde, gangrenée par la violence, où le sexe est plus jouissif et envahissant que jamais.

Une puissante réflexion sur les pouvoirs de la nature, de l'écriture et de nos illusions.



Au nord de la Suède, au bord d’un lac gelé, un pêcheur découvre dans une cabane abandonnée le cadavre torturé d’une femme. La belle Inna Wattrang était la porte-parole de Mauri Kallis, un célèbre industriel à la tête d’une multinationale minière dont l’ascension et la réussite fascinent le pays. Les indices sont minces et les deux inspecteurs de la PJ de Kiruna font appel à l’ex-avocate Rebecka Martinsson, devenue procureur auxiliaire, pour tenter d’élucider les relations troubles qui semblent unir Kallis à son employée. Mais derrière le meurtre d’Inna se profile un univers de mensonges, de haines et de faux-semblants où le Mal se tient à l’affut comme un corbeau noir…

Secrets de famille, perversions, argent sale… avec cette nouvelle enquête de Rebecka Martinsson, Asa Larson, prix du Meilleur roman policier suédois pour Le Sang versé, sonne le renouveau du polar scandinave.

« Larsson est sans conteste une des plus brillantes étoiles du firmament nordique. » The Independent

« Le polar scandinave dans ce qu’il a de meilleur. » Sunday Telegraph



Findon, province du Sussex. L’écrivain Ethelred Tressider a décidé de délaisser pendant un temps le roman policier pour se consacrer à sa grande œuvre littéraire. Au grand dam de son agent, Elsie Thirkettle, que la littérature intéresse surtout pour son aspect commercial. Pour apaiser les tensions qui règnent entre eux, ils s’affrontent au Cluedo et sortent dans le grand monde. Comme ce fameux soir où Sir Robert Muntham, un ami d’enfance d’Ethelred ayant fait fortune dans la finance, les convie à dîner avec quelques notables. À peine ont-ils le temps de remarquer la saisissante ressemblance entre le magnifique manoir de Sir Robert et celui du Cluedo que leur hôte est retrouvé étranglé. Avec une corde. Dans la bibliothèque. Commence alors pour Ethelred et Elsie une nouvelle partie, bien réelle cette fois, d’autant plus « jubilatoire » que la pièce était fermée de l’intérieur lors du crime, et que seul l’un des dix convives présents a pu commettre le meurtre.

 

Amateurs de Cluedo, cette fantaisie de 280 pages est faite pour vous plaire !



Il n’y a pas deux victimes pareilles. L’inspectrice Marnie Rome connaît cet adage par cœur. Cinq ans auparavant, ses parents ont été sauvagement assassinés dans la maison de famille et son frère adoptif, emprisonné. Marnie ne parle jamais de son passé même à son partenaire le sergent Noah Jake, en qui elle a pourtant toute confiance.
Marnie et Noah sont sur une affaire de violence domestique. Ils se rendent dans un foyer pour femmes battues pour essayer de convaincre une résidente, Ayana Mirza, défigurée à l’eau de javel et rendue partiellement aveugle par ses frères pour avoir déshonoré leur famille, de témoigner contre eux. Arrivés au foyer, ils tombent sur le cadavre d’un homme poignardé par sa femme dans un acte désespéré de légitime défense. Tout un groupe de résidentes a été témoin du drame mais aucune ne donne la même version. Comment la victime a-t-elle pu pénétrer dans ce centre sécurisé ? À mesure que la violence prend de l’ampleur et s’immisce dans ce foyer de femmes brisées qui essaient de sortir de la spirale de la peur, Marnie se retrouve dans un territoire familier, où le passé étend encore ses ombres inquiétantes et où elle va devoir agir avec précaution si elle veut survivre.

Prix du meilleur premier roman policier au Festival International d'Harrowgate.



" L'homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, étouffe ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans Nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et il faut éliminer le reste. Les microbes sont la solution. " Après Angor, une nouvelle aventure pour Franck Sharko et Lucie Henebelle. Et l'enjeu est de taille : la préservation de l'espèce humaine.

Toujours étayé par de solides connaissances scientifiques, s'aventurant sur cet inquiétant terrain qu'est le web clandestin, Thilliez réussit une fois de plus à instiller la frayeur au coeur du lecteur.



" Les maladies qui tuent dix millions de pauvres par an ne m'intéressent pas, déclara le directeur de la compagnie. Trouve-moi un truc qui tue dix mille riches par an et on en reparle. " Erica Stroud-Jones, spécialiste des maladies tropicales, doit présenter les résultats de ses travaux lors d'une conférence aux Pays-Bas : une découverte qui pourrait révolutionner la lutte contre la malaria. Mais à la veille de son intervention, elle disparaît, et son ordinateur portable avec elle. Max Carver, son petit ami, un ancien garde-côte, part à sa recherche dans la nuit d'Amsterdam. Au même moment, " Iron " Jack Erskine, le P-DG de Pharmstar, en ville pour la conférence, est terrassé par une étrange fièvre. Il est hospitalisé dans un état critique et examiné par le Pr Jürgen Friederikson, autorité mondiale dans le domaine des maladies infectieuses. Le cas est fascinant : le mal dont souffre le patient ressemble à la malaria, en pire, et résiste à tous les traitements. De son côté, en fouillant les affaires d'Erica dans l'espoir d'y trouver une piste, Max tombe sur son journal intime. Entre ces pages, il va découvrir un sombre secret, depuis longtemps enterré dans les jungles du Zaïre, et revenu infecter le présent. Alors que la fièvre se répand et que la police le soupçonne, Max se lance dans une course contre la montre et la mort. Il sait que s'il ne retrouve pas Erica, le monde devra faire face à une terrifiante pandémie...

Un thriller haletant et addictif !



William Sandberg est un grand mathématicien — il a même collaboré avec l'armée sur des dossiers classés secret-défense. Mais depuis le décès de sa fille, il n'est plus que l'ombre de lui-même.
Une organisation secrète est cependant prête à tout pour s'assurer ses services. Kidnappé, William est sommé de travailler sur un message crypté. Peu enclin à collaborer, William est pourtant intrigué.
Jusqu'à ce qu'il rencontre Janine Haynes, une archéologue elle aussi retenue contre sa volonté. Ils découvrent que ce projet est lié à des recherches sur un dangereux virus, impliquant des expérimentations sur des cobayes... humains.
Quelle est l'échappatoire lorsque votre sort est inscrit au cœur même de votre ADN?

 Ecriture machiavélique, style ultra efficace, scènes d'actions très « cinématographiques », un triller scientifique redoutable !



X est un dealer londonien anonyme, et tient à le rester : dans son milieu, la notoriété relève en effet de la faute professionnelle. Et des fautes professionnelles, X veille soigneusement à n'en commettre aucune. Il se contente d'être un intermédiaire, ce qui lui évite de fréquenter la rue et ses camés trop bavards. Il ne flambe pas, préférant rester discret sous ses allures d'homme d'affaires. La pègre le tient en haute estime pour son intelligence et sa rigueur. Sachant qu'on ne fait en général pas de vieux os dans le business, X met le maximum d'argent de côté pour pouvoir prendre le large le jour de ses 30 ans. Il en a 29 et il ne lui reste plus que quelques semaines à tirer quand son boss, le mafieux Jimmy Price, lui demande un dernier service qui va bouleverser la donne d'une manière fort inattendue. Publié en 2000, X a été en Angleterre l'un des plus grands succès de librairie de l'année et une véritable bombe dans le domaine du polar mafieux. Au moment où Guy Ritchie modernisait les films de gangsters avec Arnaques, crimes et botanique ou Snatch, J.J. Connolly révolutionnait le genre avec ce thriller d'un réalisme à toute épreuve, peuplé de figures aussi déjantées qu'inoubliables. Traduit pour la première fois en français, ce véritable feu d'artifice à la gloire de la pègre est un véritable régal.



Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale.
Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire.
Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe.
Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

 

Non content de peaufiner un scénario qui tient en haleine, M. J. Arlidge étrenne un irrésistible personnage de fliquette: difficile de ne pas être fasciné par cette belle célibataire ambitieuse, énigmatique, lestée d'un lourd passé, dure au mal, qui roule en Kawasaki et pratique le kick-boxing. Un triller noir mené tambour battant !



1239. Saint Louis fait l'acquisition auprès de l'empereur de Constantinople de plusieurs reliques sacrées, qu'il fait entreposer à Notre-Dame. Parmi celles-ci, des morceaux de la sainte Croix, de la sainte lance et la couronne d'épines posée sur la tête de Jésus avant sa crucifixion.
1804.Ethan Gage, qui a accompagné Napoléon dans ses expéditions en Terre sainte avant d'entrer dans sa légion secrète, tient le futur empereur pour responsable de la mort de sa femme et de la disparition de son fils. Bien décidé à se venger, il rejoint les Anglais et les monarchistes français pour conspirer à sa chute. Au coeur du complot qu'il imagine : la sainte Couronne du Christ.
Du sacre de Napoléon à la bataille de Trafalgar, William Dietrich (qui a reçu le prestigieux prix Pulitzer) nous propose un roman d'aventures d'une redoutable efficacité, ponctué de nombreux mystères ésotériques et historiques.




Detroit, en 1958, à la fin du mois de juin. Dans le quartier ouvrier blanc d’Adler Avenue, l’atmosphère est pesante, l’air chargé de menaces. Les grandes usines où tous les hommes sont employés commencent à fermer et, plus inquiétant encore, des gens de couleur s’installent dans le quartier. Dans leurs maisons proprettes aux rideaux parfaitement tendus et aux pelouses bien entretenues, les femmes s’observent et se méfient. Les jours de paie, on a vu des femmes noires près de l’usine aguicher leurs maris en portant des tenues inappropriées. Dans Adler Avenue, il y a Julia qui doit veiller sur ses jumelles, son amie Grace, enceinte de huit mois, et leur voisine Malina, toujours impeccable, qui donne le ton des discussions et orchestre d’une main de maître la vente de charité de la paroisse de St Alban’s, et puis il y a Elisabeth, la jeune fille un peu attardée, qui vit avec son vieux père. Tous les jours, les hommes rentrent crasseux de l’usine, et tous les jours, leur épouses les attendent bien sagement à la maison. Mais un après-midi, Elisabeth disparaît. Alors que les hommes quadrillent le quartier dans l’espoir de la retrouver, la tension monte. Julia et Grace sont les dernières à avoir vu Elisabeth. Y a-t-il un lien avec le meurtre d’une jeune femme noire dans l’entrepôt à côté de l’usine ? Pour les parfaites épouses d’Adler Avenue, le mal a bien pris ses racines dans leur petit paradis.

 Après un premier roman coup de poing et coup de coeur (« Bent road »), Lori Roy signe d'une plume poétique et expressive, un authentique roman noir au suspense étouffant.



Romans séduction, réflexion, imagination...

La disparition d’une jeune femme dans une petite ville du Kentucky va bouleverser la vie d’une douzaine de ses habitants. Ronnie Eastman n’est pourtant qu’une fille qui travaille à l’usine, qui aime faire la bringue et collectionner les conquêtes, aimerait rassurer son entourage face à une inquiétude grandissante. Il y a Susanna, la soeur de Ronnie, qui enseigne au lycée. Bonne épouse, bonne mère de famille, elle n’en mène pas moins une vie morne et a toujours envié la liberté de sa soeur. Il y a Tony, une ancienne star de basket qui est devenu flic. Il y a Emilie, une gamine de treize ans un peu étrange et qui cache un terrible secret. Mais aussi Wyatt, un ouvrier tourmenté par son passé et obsédé par un amour qu’il ne pense pas mériter… Liés les uns aux autres d’une façon qu’ils ne peuvent imaginer, ces personnages voient leur destin leur échapper. Ils ne découvriront pas seulement ce qui est arrivé à la jeune femme disparue mais en apprendront bien davantage sur eux-mêmes.

Leurs voix tissent, à la manière de De beaux lendemains de Russell Banks, un roman extrêmement prenant et émouvant.



Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.
Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité.

Poétique, symbolique et intrinsèquement marqué par les thèmes raciaux, Délivrances est à la fois grandiose et intimiste, étrange et percutant.



En 2006, lorsque Marianne découvre sur le net une sextape postée par son ex, elle ne trouve pour l’aider qu’un hacker immature et un journaliste visionnaire qui croit qu’Internet va transformer le monde. Dix ans et les chocs de la jeunesse (enfants, travail, amours) plus tard, que deviennent notre ex-étudiante blogueuse, le jeune pirate et l’homme de presse idéaliste ? Internet a tout bousculé…

 

Titiou Lecoq signe avec La Théorie de la tartine une formidable comédie humaine 2.0 qui montre comment Internet a bousculé nos vies, du bureau à la chambre à coucher. Une fresque balzacienne avec des blogueurs, des hackers, des lolcats et des sextapes.



En vidant l'appartement de sa mère qui vient de mourir, Christina, une jeune journaliste berlinoise, trouve une vieille carte postale représentant un groupe de joueurs de tango de Buenos Aires, au dos de laquelle est écrit un mystérieux message.
Intriguée, Christina décide de fouiller le passé de sa mère et apprend que celle-ci n'était pas celle qu'elle croyait. A la recherche de ses véritables origines, la journaliste part pour l'Argentine.
De l'autre côté de l'Atlantique, elle enquête dans le sillage de son arrière-grand-mère Emma, une jeune femme audacieuse qui a quitté son Allemagne natale dans les années vingt pour trouver le bonheur auprès de Juan, un riche argentin ambitieux épousé dans la précipitation. La jeune mariée est pourtant troublée par Eduardo,un joueur de bandonéon qui exerce sur Emma une fascination irrésistible. Cette passion bouleversera son existence, mais aussi celle de ses descendants.
Un premier roman éblouissant : une envoûtante histoire d'amour et un voyage à travers le temps et la musique, sur les traces d'un amour resté secret pendant près d'un siècle.



Cuba, 1956. Nora et Alicia, deux cousines très proches et complices, vivent une enfance heureuse et insouciante.
Mais la révolution éclate, et Fidel Castro accède au pouvoir. Un climat de peur, nourri par la répression, s’installe peu à peu. Nora émigre alors aux États-Unis, laissant Alicia derrière elle, qui s’apprête à vivre des heures sombres à La Havane.
Tandis que Nora, bien nostalgique de son pays natal, s’accommode peu à peu de cet environnement nouveau, Alicia subit les coups durs, dans un Cuba où la situation se détériore. Grâce aux lettres qu’elles continuent d’échanger, Nora comprend que la vie d’Alicia est devenu un enfer. Elle décide alors de retourner à la Havane pour lui venir en aide.
Mais ce qu’elle va découvrir à Cuba est bien loin de tout ce qu’elle pouvait imaginer…

 

Une histoire poignante, passionnante, qui, par le biais d'une écriture émouvante, nous fait ressentir ce que l'on peut vivre lors du déracinement et de la perte d'espoir. Très beau roman par une plume à suivre !



Point Clear, Alabama. Après avoir marié la dernière de ses filles, Sookie Poole aspire à un repos bien mérité. Elle aimerait se consacrer enfin à elle, à son couple, faire avec Earle, son mari, les voyages dont elle rêve. Mais elle doit encore compter avec sa mère, l'incroyable Lenore Simmons Krackenberry qui, à 88 ans, épuise les infirmières à domicile les unes après les autres. Si certains de ses coups d'éclat récents peuvent laisser penser qu'elle souffre de démence sénile, le diagnostic n'est pas aisé à établir car, toute sa vie, son comportement a été des plus excentriques. Le jour où un mystérieux interlocuteur révèle à Sookie un secret de famille parfaitement inattendu, son existence vole en éclats, à commencer par ses rapports avec sa mère. Afin de comprendre qui elle est vraiment, Sookie va alors se mettre sur la piste d'une femme exceptionnelle, Fritzi, qui, en 1940, tenait avec ses trois sœurs une station-service dans le Wisconsin. Le destin incroyable de Fritzi donnera-t-il à Sookie une nouvelle inspiration pour sa propre vie ?

 

Fannie Flagg met ici en scène deux femmes, Sookie et Fritzi, qui, à quelques décennies d'intervalle, vont devoir se réinventer. Connaisseuse aguerrie des pleins et des déliés de la destinée, elle nous offre une nouvelle fois un roman au charme fou, à la fois tendre, touchant, comique et riche en retournements.



Fils de diplomate qui a beaucoup voyagé à travers le monde, enseignant à Oxford, Patrick McGuinness a un lieu de mémoire secret. C’est la ville de Bouillon, en Belgique, où se trouve la maison de sa grand-mère. Il y est allé enfant, il n’a cessé d’y revenir, il y retourne à son tour avec ses propres enfants. Bouillon, si proche de Charleville, où Rimbaud a vu le jour, de Sedan, où l’armée française a été défaite par les troupes prussiennes en 1870. Bouillon, ville de deux mille habitants qui a jadis été au cœur de l’Europe et a vu naître le chef du parti collaborationniste belge pendant la Deuxième Guerre mondiale. Bouillon avec son pittoresque de murs où d’antiques « réclames » vantent la Mandarine Napoléon, Bouillon où se parlent deux langues, la flamande et wallonne (« en Belgique, même les moines trappistes doivent choisir dans quelle langue se taire »), bouillon de culture et de rêverie.

 

Une manière de découvrir Bouillon sous un autre jour… et de voyager dans sa propre mémoire car, inévitablement, les évocations de l’enfance de Patrick McGuinness nous rappellent à nos propres souvenirs, nos absents, ces lieux disparus mais intacts au fond de soi, ce doux parfum d’enfance que l’on porte secrètement en soi, partout, toujours.



Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur!
Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…

Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité. Où l’on découvrira, entre autres, à quoi servent les classiques, en quoi les livres ressemblent à leurs auteurs… et pourquoi, à l’habit des académiciens, on a ajouté une épée.



Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s’ennuie. Laissée seule avec son fils de 3 ans, enceinte jusqu’aux yeux, la jeune femme cherche une occupation pour tromper la solitude.
Un beau matin, Rita Vincenzo reçoit la lettre d’une inconnue du Massachussetts…
Entre Glory, jeunette impulsive, et Rita, femme de poigne au grand cœur, se tisse une amitié au fil de la plume. Une correspondance entre deux femmes séparées par des centaines de kilomètres, accidentellement rapprochées par l’absence de leurs époux, partis sur le front.
Étayée d’instants complices, de joies, de peines, de drames, cette correspondance offre à chacune des deux femmes un moment de réconfort unique dans un monde bouleversé par les échos de la guerre qui menacent de saper leur courage.
Comment vivre dans un monde sans hommes ?

Comment égayer le quotidien lorsque tout est rationné ?

À qui confier le mal-être, la souffrance de celles qui attendent, impuissantes et fébriles des nouvelles des époux, des fils qu’elles ont vus partir de l’autre côté de l’océan ?
Trois ans de correspondance, autant de partage de recettes, de conseils de jardinage, de confidences inavouées… pour l’une des plus belles histoires d’amitié jamais écrites.



Châteauroux, fin des années 1950. Pierre séduit Rachel mais refuse de l'épouser. Il accepte cependant d'avoir un enfant avec elle, Christine, qu'elle devra élever seule. A l’adolescence, Pierre reconnaît officiellement sa fille, qui, fascinée par ce qu’il lui fait découvrir, s’éloigne de sa mère. Bien plus tard, Rachel apprend que Pierre viole Christine depuis des années.

La romancière rend vivante et lumineuse la relation mère-fille par son infini souci du mot juste. Et donne à son texte, ce faisant, le tranchant d'un rasoir. 



Blanche est morte en 1361 à l'âge de 12 ans mais son âme a continué de vieillir afin de perpétuer le souvenir des événements qui ont mené l'adolescente jusqu'à un sort funeste. Depuis sa tombe, elle raconte comment son père l'a conduite dans la forêt, vêtue de ses plus beaux atours et offerte au diable afin de faire cesser les temps de misère et d'éloigner l'ombre du mal noir qui a déjà tant tué.

 

Si vous avez été conquis par « Le coeur décousu », quelques pages du nouveau roman de Carole Martinez suffiront pour que le charme agisse, renouvelé, plus puissant que jamais !



Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík.   Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée.
Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre.          Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués.              Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.



Une base américaine de la province de Kandahar en Afghanistan. Au loin, on distingue la silhouette d’une femme enveloppée dans sa burqa. Elle est descendue de la montagne en fauteuil roulant, puisque ses jambes ont été arrachées. Elle vient réclamer le corps de son frère, un chef tribal pachtoun abattu lors d’une offensive lancée contre les Américains.
L'état-major reste méfiant : s'agit-il d'une sœur endeuillée, d'une kamikaze, d'une envoyée des talibans, d'un terroriste travesti en femme ou d'une tentative de diversion?
Sans jamais prendre parti, l'auteur donne la parole aux différents protagonistes – la jeune femme, l'interprète, le médecin, et plusieurs officiers ou soldats. Il nous permet ainsi de faire l’expérience d’un conflit cruel et absurde, en en révélant toute la complexité.

 

Chaque personnage, quel que soit son camp, est non seulement doté d’une voix, mais également d’un visage, d’une personnalité qui lui est propre.
Une Antigone à Kandahar revisite certains grands thèmes de la tragédie grecque tout en s’interrogeant sur les dommages collatéraux de la guerre, l'idéalisme, les valeurs occidentales. Magnifique et magistral.



"Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre.
J’étais fier.
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet."

Ce roman magnifiquement dépouillé ne retrouvera finalement ses couleurs qu'à l'âge où l'homme tentera de regarder son enfance en face.

Un travail de métamorphose qui fait qu'on «ressent» si intimement - et de façon inoubliable - les romans de cet alchimiste littéraire qu'est Chalandon depuis ses débuts.



Deux documents interpellants !?!?

Qu’est-ce qui réunit la mort d’un père sous un ciel sans étoiles, un jardin d’enfance, l’enfouissement d’un spéléologue, les fragrances d’un champagne de 1921, le hérisson des tziganes, la coquille d’un mollusque, l’anguille des Sargasses, un ver parasite, le vin biodynamique, la poésie des peuples sans écriture, un masque africain, des haricots sauteurs, des acacias qui communiquent, un philosophe zoophile, des végétariens exploiteurs de poules, des porcs en batterie, des toréadors habillés en femmes, un curé athée, un matérialiste mort d’une indigestion de pâté de faisan, une peinture pariétale, un alignement de pierres, une fête du soleil indienne, une église catholique, les anges et les comètes, les trous noirs, un haïku, une toile d’Arcimboldo, le Land Art, la musique répétitive, entre autres fragments d’une Brève encyclopédie du monde ? Le cosmos.
Cet ouvrage, dont Michel Onfray écrit qu’il est « son premier livre », propose une philosophie personnelle de la nature. Contempler le monde, comprendre ses mystères et les leçons qu’il nous livre, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, telle est l’ambition de Cosmos, qui renoue avec l’idéal païen d’une sagesse humaine en harmonie avec le monde.



Surpoids, dépression, diabète, maladies de peau… et si tout se jouait dans l’intestin ?
 Au fil des pages de son brillant ouvrage, Giulia Enders, jeune doctorante en médecine, plaide avec humour pour cet organe qu’on a tendance à négliger, voire à maltraiter. Après une visite guidée au sein de notre système digestif, elle présente, toujours de façon claire et captivante, les résultats des toutes dernières recherches sur le rôle du “deuxième cerveau’’ pour notre bien-être. C’est avec des arguments scientifiques qu’elle nous invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments ainsi qu’à appliquer quelques règles très concrètes en faveur d’une digestion réussie.
 Irrésistiblement illustré par Jill Enders, la soeur de l’auteur, voici un livre qui nous réconcilie avec notre ventre.
 Succès surprise,
Le Charme discret de l’intestins’est vendu à plus de un million d’exemplaires en Allemagne et sera publié dans une trentaine de pays.



Quelques beaux (et drôles) albums enfants

Une licorne à toute petite corne, un basilic grognon qui louche sans pétrifier personne, un dragon qui pète le feu par le mauvais bout et une sirène qui chante comme une casserole : en voilà de drôles de cocos !

Après avoir entendu dire que sur le Mont Flûte une bonne mère l’Oie guérissait les infirmités, les 4 amis décident de tenter leur chance. Mais derrière ce mythe se cache en fait une escroquerie machiavélique montée par le seigneur du château pour capturer les créatures fabuleuses… Faits prisonniers, la licorne, le basilic, le dragon et la sirène vont se lier avec leurs compagnons d’infortunes et, ensemble, fomenter une révolte spectaculaire !

Un album drôle, plein de rebondissements et porteur d’un joli message: parfois on peut faire de ses petites imperfections une véritable force…!




Capturée par la méchante sorcière Mélie la souris cherche à s’enfuir. Pour s’évader la prisonnière a besoin de l’aide du lecteur (à partir de 4 ans) pour trouver la sortie et ceci tout en évitant les pièges ( attention aux piranhas !)

Une histoire animée très amusante, originale et interactive !
Les dessins sont dynamiques et colorés et illustrent superbement le récit
!



Nous suivons un petit personnage dans le compte à rebours qui le mènera à la rentrée des classes, rentrée qui lui cause bien des angoisses.
On découvre à la fin du livre que ce personnage angoissé n'est autre que... surprise !

Une illustration douce et colorée pour un album tout en humour.



En Afrique, il fait chaud, très chaud. La terre et les animaux souffrent de la sécheresse. Soudain, l’un d’entre eux sent la pluie arriver. La bonne nouvelle est transmise d’un animal à un autre, jusqu’à ce que la pluie se mette à tomber de façon torrentielle. La nature reverdit, les animaux profitent des bienfaits de son action. Mais, peu à peu, la chaleur revient, le sol se craquelle, la sécheresse s’installe à nouveau…
Une histoire soutenue par un texte riche et des illustrations colorées, pour faire comprendre le caractère cyclique du temps. Un album aux couleurs chaudes, joyeux prétexte à la découverte des sens par les petits.



Dans le cerisier de Monsieur Jean, pousse une cerise géante. Le jardinier multiplie les ruses et les protections pour soustraire le fruit à la convoitise de deux corbeaux qui se font de plus en plus menaçants. Parviendra-t-il à ses fins, et surtout à assouvir sa faim, lorsque sa cerise chérie sera mûre ?

Une surprise attend le jardinier et le lecteur !



6 amis, un sanglier, un faisan, une grenouille, un caméléon, une souris et un castor vivent ensemble à Baobab. Chacun fait pour la communauté ce qu'il sait bien faire.
Mais voilà cette belle harmonie rompue par l'arrivée d'un ours qui cherche un nouveau logement... Chacun trouve une raison pour le rejeter, jusqu'à ce que la grenouille lui demande ce qu'il sait faire. Et là, hourra !
L'auteure-illustratrice nous enchante avec un texte intelligent, des illustrations en double page, des couleurs pastels. Une belle histoire pour aborder la peur de l'autre, la peur de l'étranger, le racisme...

A découvrir !



Deux romans sympa pour 8 -10 ans

L’aventure, Oliver Crisp connaît bien : ses parents sont explorateurs. Alors, quand M. et Mme Crisp disparaissent, Oliver n’hésite pas à se lancer à leur recherche.
Mais sa quête va se révéler plus difficile que prévue : ses parents ont été enlevés par une île vagabonde, capable de se balader sur l’océan comme bon lui chante. Sa seule chance de la retrouver est de se rendre à la Nuit des perruques de mer, une cérémonie très spéciale qui couronne la Reine des îles vagabondes : celle qui a amassé les plus beaux trésors rejetés par la mer.
Avec l’aide d’un albatros grincheux et d’une sirène très, très myope, Oliver met le cap sur les Bas-fonds ou doit se dérouler la Nuit des perruques. L’aventure ne fait que commencer !

Une jolie histoire d'aventure, pleine de rebondissements en tous genres, qui reprend de grands thèmes tels que le courage, le solidarité, la débrouillardise et l'amitié. le héros grandit au fil du récit.

 



« Je sais, je n'ai pas une très bonne réputation. C'est sûr qu'engloutir des mères-grand, des chaperons rouges et des petits cochons ne fait pas de moi le loup le plus populaire du village ! Mais j'ai changé ! Mon époque de carnivore raffolant de côtelettes de porc est révolue ! Apprenez à connaître le nouveau moi en lisant mon journal ! J'accepte de vous le livrer même si je ne suis pas fier de tout ce que j'y raconte... » Balthazar J. Loup
Le journal du pas si grand Méchant Loup est un texte simple pour une autobiographie alléchante et pleine d'humour avec une belle morale : tout le monde est capable de changer et d’évoluer.



Une série pour jeunes amateurs d'aventures... et de rire !!!

Bienvenue au manoir Croquignole, une école à mourir de rire !

Ici les professeurs n’ont qu’un seul objectif : faire de toi un parfait petit monstre !
Humour et aventure sont au programme de cette nouvelle série

à destination des tout-petits !




Bd pour rire,  frissonner et pour ne jamais oublier...

Vous pensiez avoir tout vu avec l'élève Ducobu?
Avec « L'instit' Latouche », découvrez l'envers du décor...
Pénétrez sur le territoire interdit de la Salle des Profs.
Explorez ce monde sans pitié où vous en verrez de toutes les couleurs.
Mais surtout du rouge...

 

Une série (4 tomes déjà parus) qui tient la route et ce, grâce à un excellent trio d'auteurs !


À la dernière heure de la nuit d’Halloween, les habitants du monde d’Hallow ouvrent leur porte et accueillent

les gens morts en cette journée si joyeusement lugubre.

Mais d’ordinaire on ne prend que les morts ! Or Geoffroy, garçonnet trouillard comme pas deux, est bien vivant lorsqu’il est « accueilli » par erreur dans cette ville peuplée de monstres et de créatures fantastiques !

Un vivant dans le monde des morts, le résultat ne se fait pas attendre. Hallow se disloque, se craquelle de tous côté et risque l’implosion si le garçon n’est pas renvoyé au plus vite chez lui ! Pas de chance pour Geoffroy, même dans le monde des morts, sa vie reste un cauchemar !

Et si vous vous perdiez dans le monde d'Halloween ?

Tome 1 d'une série pour amateurs de jolis frissons !

A suivre...



Dans un village envahi par l’armée allemande, deux enfants de 13 ans combattent l’occupation à leur manière.

La seconde guerre mondiale sous le regard d’un enfant vivant en territoire occupé…

La mise en scène et les dessins, signés par un duo d'auteurs de qualité, sont efficaces et donnent un véritable impact aux événements.

Cet excellent premier tome focalise sur une partie de notre Histoire qu’il ne faut surtout pas oublier.      

Une série familiale à lire et à découvrir d’urgence… vivement la suite !