Pourquoi le temps s'écoule-t-il à sens unique ? L'homme ne peut aller que dans une seule direction, de la jeunesse vers la vieillesse, de la naissance vers la mort, de la fraîcheur vers la décrépitude, de l'aube vers le crépuscule.             Les cerisiers dépérissent en automne et refleurissent au printemps, dans un éternel recommencement que nous ne connaîtrons pas.

(Les arbres voyagent la nuit - Aude Le Corff)

 


 

Les citadins regardent les arbres comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux.

Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement "Bois Wide Web".
La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l'ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature.

 

Une seule envie en tournant la dernière page : aller faire une balade en forêt !

 


 

Au cœur de la nuit vénitienne, une adolescente tombe du haut du pont San Boldo dans un des canaux de la ville. Incapable de nager, elle manque de se noyer quand un passant, quoique fortement alcoolisé, parvient à la sauver. Cependant, elle ne sort pas indemne de sa chute, souffrant de dommages cérébraux irréversibles qui la condamnent à garder à tout jamais l’esprit d’une enfant.
Quinze ans ont passé lorsque, à l’occasion d’un gala de charité, Brunetti rencontre une riche et aristocratique mécène, qui s’avère être la grand-mère de la victime et lui demande à présent d’enquêter sur le drame. Le commissaire hésite d’abord, car si c’était un crime, il y a désormais prescription. L’homme saoul qui a sorti la jeune fille des flots a en effet déclaré à l’époque avoir vu quelqu’un la pousser, or dès le lendemain, il ne se souvenait plus de rien. Mais guidé par la curiosité, la compassion et la volonté d’aider une dame âgée minée par la culpabilité, et qui se trouve être également la meilleure amie de sa belle-mère, Brunetti finit par accepter l’affaire. Un cas qui s’avère rapidement des plus troublants…
Avec en filigrane l’évocation des préoccupations propres à la vie vénitienne tels que la conservation du patrimoine, le logement ou encore l’accueil des immigrants, Minuit sur le canal San Boldo est un fantastique roman, le 25e volet des internationalement célèbres enquêtes du commissaire Brunetti.

 


 

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe. Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent. Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil. Le 1er roman poignant d’un auteur américain à suivre, digne héritier de William Faulkner et Cormac Mc Carthy.

 


 

Voici donc des histoires croisées, celle de Jérémie, en quête de Raphus cucullatus, alias l'oiseau de nausée, le dodo mauricien jadis exterminé par les humains, et celle de Dominique, alias Dodo, l'admirable hobo, né pour faire rire. Leur lieu commun est Alma, l'ancien domaine des Felsen sur l'île Maurice, que les temps modernes ont changée en Maya, la terre des illusions...
Le nouveau Le Clézio est un puissant et merveilleux hymne à l'amour de l'île Maurice.

 


 

C’est avec un mélange d’honnêteté brute et d’intuition poignante que Joyce Carol Oates revient sur ses années d’enfance et d’adolescence. Enfance pauvre dans une ferme de l’État de New York, qui fourmille de souvenirs : les animaux (notamment une poule rouge avec laquelle Joyce a noué un lien spécial), la végétation, le monde ouvrier, ses grands-parents hongrois dont elle remarque l’étrangeté, surtout celle de son grand-père dur, sale, élégant et taquin qui la terrifiait, ses premières classes à l’école, ses parents aimants et dévoués à leur fille. Des années qui lui offrent à la fois un univers intime rassurant, mais un univers limité, cerné par des territoires inaccessibles, propices à enflammer l’imagination de la jeune fille, du futur écrivain qui trouve là ses premières occasions de fiction.

Des territoires où la mort rôde et où les êtres souffrent…
Dans ce texte émouvant, Joyce Carol Oates explore le monde à travers les yeux de l’enfant et de la jeune fille qu’elle était, néanmoins consciente des limites de sa mémoire après tant d’années. Mais cette lectrice du premier livre qu’elle adula, Alice au pays des merveilles, sait que la vie est une succession d’aventures sans fin, qui voit se mêler comédie et tragédie, réalité et rêverie.
La plume toujours ciselée, l’œil aiguisé, Oates arpente un endroit et un temps oubliés qui virent la naissance de l’écrivain qu’elle est devenue, un voyage captivant qui ne manquera pas de renvoyer son lecteur, par un effet de miroir, à ses propres paysages perdus.

 


 

C’est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée.

À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

 


 

Montmartre, 1909. Masseïda, une jeune femme noire, erre dans les ruelles de la Butte. Désespérée, elle frappe à la porte de l’atelier d’un peintre. Un vieil homme, Théophile Alexandre Steinlen, l’accueille. Elle devient son modèle, sa confidente et son dernier amour. Mais la Belle Époque s’achève. La guerre assombrit l’horizon et le passé de la jeune femme, soudain, resurgit…
Minuit, Montmartre s’inspire d’un épisode méconnu de la vie de Steinlen, le dessinateur de la célèbre affiche du Chat Noir. On y rencontre Apollinaire, Picasso, Félix Fénéon, Aristide Bruant ou encore la Goulue… Mais aussi les anarchistes, les filles de nuit et les marginaux que la syphilis et l’absinthe tuent aussi sûrement que la guerre. Ce roman poétique, d’une intense sensualité, rend hommage au temps de la bohème et déploie le charme mystérieux d’un conte.

 


 

Il n'a jamais connu que les dunes et le désert, et pour toute compagnie sa mère qui lui raconte un monde détruit par la folie des hommes. Ici point de rose à soigner, point de renard ou d’astéroïde à chérir. La nostalgie n’a pas cours, seul compte ce qui autorise la survie : un appentis pour s’abriter des tempêtes de sable ; quelques palmiers et un puits ; beaucoup de lézards – et de rares légumes.
Consciente que son petit prince devra un jour désirer autre chose, la mère fait de lui le dépositaire de ses souvenirs. Elle lui représente ce qui composait l’existence d’avant : le goût du café fumant, l’arôme des fleurs, la rosée du matin sur les fougères, les notes d’un piano – mais aussi la haine, la cupidité et la guerre. Elle sait qu’un jour il faudra partir, s’arracher à ce lieu familier mais précaire. À la mort de sa mère, terrassé par le silence, le garçon entreprend un long voyage pour revenir vers les hommes.
Fable exquise sur le désert intérieur de chacun, composé d’épreuves, de solitudes et de mirages, Imaginer la pluie s’attache à l’inventaire de ce qui est réellement indispensable à notre bonheur.

 


 

Aux pires heures de la guerre de Sécessions , une poignée de soldats se reconvertissent en une sinistre fratrie: la Famille Winter. Il y a Quentin le psychopathe, les frères Empire qui rivalisent de cruauté et de bêtises, Fred, l'esclave qui a repris sa liberté à coups de hache et, à leur tête, l'insondable Augustus Winter, dont le regard d'ambre glace le sang.
Parcourant le territoire sauvage des États-Unis du XIX ième siècle , de la campagne livrée au pillage aux rues de Chicago gangrenées parla corruption, les mercenaires de Winter tantôt défendent les avancées de la civilisation et tantôt s'opposant farouchement, laissant dans leur sillage plus de morts que de vifs.
Épopée nihiliste à cheval entre le western et le roman noir, cavalcade brillante comme le canon d'un fusil, La Famille Winter vous précipite dans les zones obscures de la nature humaine pour affronter ses contradictions et contempler toutes ses violences.

 


 

Que mange-t-on quand on ouvre une boîte de concentré, verse du ketchup dans son assiette ou entame une pizza ? Des tomates d’industrie. Transformées en usine, conditionnées en barils de concentré, elles circulent d’un continent à l’autre. Toute l’humanité en consomme, pourtant personne n’en a vu.
Où, comment et par qui ces tomates sont-elles cultivées et récoltées ?
Durant deux ans, des confins de la Chine à l’Italie, de la Californie au Ghana, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête inédite et originale. Il a rencontré traders, cueilleurs, entrepreneurs, paysans, généticiens, fabricants de machine, et même un « général » chinois.
Des ghettos où la main-d’œuvre des récoltes est engagée parmi les migrants aux conserveries qui coupent du concentré incomestible avec des additifs suspects, il a remonté une filière opaque et très lucrative, qui attise les convoitises : les mafias s’intéressent aussi à la sauce tomate. L’Empire de l’or rouge nous raconte le capitalisme mondialisé.

Il est le roman d’une marchandise universelle.

 


 

Sapiens retraçait l’histoire de l’humanité. Homo Deus interroge son avenir. Que deviendront nos démocraties quand Google et Facebook connaîtront nos goûts et nos préférences politiques mieux que nous-mêmes ? Qu’adviendra-t-il de l’Etat providence lorsque nous, les humains, serons évincés du marché de l’emploi par des ordinateurs plus performants ? Quelle utilisation certaines religions feront-elles de la manipulation génétique ? Homo Deus nous dévoile ce que sera le monde d’aujourd’hui lorsque, à nos mythes collectifs tels que les dieux, l’argent, l’égalité et la liberté, s’allieront de nouvelles technologies démiurgiques. Et que les algorithmes, de plus en plus intelligents, pourront se passer de notre pouvoir de décision. Car, tandis que l’Homo Sapiens devient un Homo Deus, nous nous forgeons un nouveau destin.

Le nouveau livre de Yuval Noah Harari offre un aperçu vertigineux des rêves et des cauchemars qui façonneront le XXIe siècle...interpellant, voire effrayant !

 


 

Qu’on se le dise : un manchot n’est pas un pingouin ! Pierrot Manchot lisait le journal dans un parc, quand un ours passa près de lui et le salua poliment :
Bonjour, monsieur Pingouin ! À ces mots, Pierrot Manchot bondit de son banc, furieux :
J’en ai plein le bec, par dessus les nageoires, marre aux canards ! J’en ai assez que tout le monde prenne les manchots pour des pingouins ! Il faut que cela cesse !

 

Pierre Manchot n’en peut plus d’être pris pour ce qu’il n’est pas, et pour se rendre lui-même justice, il va s’efforcer de parcourir le monde pour le prouver !

 

Un récit amusant, qui va permettre aux enfants d’aller à la rencontre de beaucoup de noms d’animaux, divers et variés. Les illustrations de Christine Roussey sont super drôles !

 


 

Eh ! Psst ! Repose ce livre... Allez repose-le... Bon puisque tu insistes, j'ai quelque chose d'important à te dire : surtout, sous aucun prétexte, tu ne dois ouvrir ce livre. Tu vas avoir des ennuis (et moi aussi d'ailleurs) alors écoute mon conseil et reste le plus loin possible de ce livre. J'ai dit loin, tu es trop près là, recule encore. Arrête de le regarder... bon je t'aurai prévenu, maintenant, c'est à tes risques et périls.

 

Un album désopilant, à lire (si, si) absolument !

 


 

Il y a un monstre dans ce livre !

Pour s'en débarrasser, il faut secouer l'album, souffler dessus, le faire tourner très fort...

Cet ouvrage interactif et plein d'humour invite l'enfant à interagir avec lui à chaque page.

 


 

Un petit monde où se croisent dinosaures, ours, lapins, requins et robot hipster. Un petit monde délicatement dessiné et irrésistiblement drôle, dans la lignée des maîtres américains de la BD d'humour. Un petit monde pour les grands qui n'ont pas oublié leur âme d'enfant... Le Petit Monde de Liz, révélation web, est sans conteste un petit chef-d'oeuvre d'humour auquel il est très difficile de résister !

 


 

Zandra, 16 ans, sort d'une séance de cinéma avec son petit ami, André, lorsque des zorgbots leur tombent dessus et l'enlève... pour la ramener de force chez son père, Zorglub. La conversation qui s'ensuit ne plaît guère à la jeune fille et ne tarde pas à s'envenimer. Jusqu'à ce que, en colère et par erreur, Zorglub déclenche un rayon laser qui transforme une ville entière en île.
Alors que le génial inventeur tente de se faire pardonner auprès de son enfant et que le malheureux André échappe tant bien que mal aux robots tueurs pour retrouver Zandra, un politicien vexé de s'être vu refuser la vente d'un rayon "séparatiste" attaque la base avec des soldats armés. Et pour ne rien arranger, Zandra découvre la vérité sur ses origines, une vérité qu'elle aurait préféré ne pas avoir à entendre.
Rien ne va plus au pays du Z !

 


 

Avec Momo, Jonathan Garnier et Rony Hotin recomposent le parfum inoubliable de l'enfance. Le temps des copains, des découvertes, des petite bêtises, des grands bonheurs et des gros chagrins. Le temps aussi d'un émerveillement constant que contrarient parfois les réalités du monde adulte.

 


 

Franck est un gamin de 13 ans qui vit dans un orphelinat depuis sa plus tendre enfance.
Un jour, alors qu'une énième famille est prête à l'adopter, la directrice laisse échapper que personne ne sait ce que sont devenus ses parents. Abasourdi par cette révélation, alors qu'il les croyait morts, Franck décide de fuguer et de retrouver sa famille.
Il commence sa quête à l'endroit précis où il a été trouvé. À l'époque une forêt, aujourd'hui un chantier pour un futur parc d'attractions préhistoriques sur le thème de la préhistoire. Sur place, Franck échappe de justesse aux crocs d'un molosse mais chute dans un étang, échappe de peu à la noyade et reprend conscience dans une grotte.
Après avoir été pourchassé par un smilodon, fait prisonnier par une tribu d'Homo sapiens et servi d'appât pour un poisson géant, Franck se rend compte qu'il n'a pas atterri dans un parc aux effets spéciaux ultra- réalistes... Il est tombé dans une faille spatiotemporelle et est remonté jusqu'à la vraie préhistoire !