Les saisons n'en faisant qu'à leur tête, nous bousculons, nous aussi,

le calendrier avec ces premiers bourgeons littéraires

pour fêter le réveil complet de la nature !!!

Dégustez, humez, dévorez, tous les sens aux aguets...

 

En Grande-Bretagne, au début des années 1970, la guerre froide est loin d'être finie. Diplômée de Cambridge, belle et intelligente, Serena Frome est la recrue idéale pour le MI5. La légendaire agence de renseignements anglaise est en effet bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d'écrivains dont l'idéologie s'accorde avec celle du gouvernement. L'opération en question s'intitule Sweet Tooth et Serena, lectrice compulsive, semble être la candidate tout indiquée pour infiltrer l'univers de Tom Haley, un jeune auteur prometteur. Tout d'abord, elle tombe amoureuse de ses nouvelles. Puis c'est de l'homme qu'elle s'éprend, faisant de lui l'autre personnage central de cette histoire.
Mêlant finement réalité et fiction, le romancier souligne l'influence de la littérature sur nos existences, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui finira par comprendre que toute cette histoire était avant tout... un grand roman d'amour.

 



 

Des secrets qui vont faire basculer toute une vie...Londres, 1815Couturière dans une boutique de mode de Bond Street, Annabelle accomplit son rêve. Là, au milieu des taffetas, des satins, des soies et des dentelles, elle crée des robes uniques pour les élégantes de la haute société. Mais le rêve s'arrête hélas chaque soir quand elle quitte son travail? Trop pauvre pour payer les soins dont sa mère malade a besoin, Annabelle a en effet cruellement besoin d'argent. A tel point qu'elle n'a pas trouvé d'autre solution (au prix d'un petit arrangement avec la morale) que de faire chanter de riches Londoniens, en utilisant les secrets inavouables et les potins sulfureux échangés à mi-voix par les clientes, dans l'intimité du salon d'essayage. De toute façon, pour sauver sa mère, Annabelle extorquerait des fonds à l'archevêque lui-même ! Jusqu'au jour où le séduisant duc de Huntford la démasque. Terrifiée, Annabelle l'écoute alors exiger d'elle qu'elle mette ses talents de couturière à son service, en confectionnant une garde-robe complète pour ses deux jeunes soeurs. Elle restera sa captive, chez lui, tant qu'elle n'aura pas terminé. A ce prix seulement, il acceptera de ne pas la dénoncer.

 

Anne Barton fait une entrée remarquée dans le genre de la romance historique en décrochant en 2011 de prestigieux prix littéraires. Grande lectrice de Jane Austen, elle prend plaisir, roman après roman, à faire revivre l'époque de la Régence.Elle vit dans le Maryland avec son mari et leurs trois enfants. Secrets et préjugés est son premier roman paru chez Mosaïc. Un des nouveaux auteurs les plus prometteurs du genre.

 



 

Alma Whittaker naît avec le XIXe siècle, à Philadelphie, d'un père anglais dont le talent de botaniste et la roublardise lui ont permis de faire fortune dans le commerce du quinquina, et d'une mère qui tient de sa famille de l'Hortus Botanicus d'Amsterdam une formidable érudition ainsi qu'une rigueur toute hollandaise. À leurs côtés et au contact des éminents chercheurs qui gravitent autour d'eux, Alma acquiert une intelligence éclectique et la passion de la botanique.
En grandissant, elle se passionne pour les mousses puis pour Ambrose Pike, illustrateur de génie. Comme elle, il cherche à percer les secrets du monde qui l'entoure mais, à la logique scientifique d'Alma, il préfère une pensée ésotérique ; un fossé qui les éloignera inexorablement mais poussera enfin Alma à partir à son tour à la découverte du vaste monde. L'Empreinte de toute chose entraîne le lecteur à la découverte d'un XIXe siècle kaléidoscopique, des bas-fonds anglais à la bonne société d'Amsterdam en passant par Philadelphie, Tahiti, Macao ou les cimes des Andes, dans un monde où les terra incognita s'amenuisent de jour en jour.
Alma, dotée d'une soif d'apprendre sans pareille, explore ce monde, la nature, la société dans laquelle elle vit et son propre corps - de l'infiniment grand à l'infiniment petit. Ce roman est aussi un gigantesque herbier des types humains : la candide ingéniosité d'Alma, l'impétuosité de son père Henry, la froide sainteté de sa soeur Prudence, la douce folie d'Ambrose, la rigueur de sa confidente Hanneke de Groot, la frivolité fantaisiste de son amie Retta, la calme profondeur du révérend Welles...
L'écriture à la fois luxuriante, raffinée et piquante d'Elizabeth Gilbert semble donner vie à tous ces personnages qui racontent un siècle où l'esprit des Lumières permet l'éclosion d'idées nouvelles.

 



 

Comédienne, scénariste, réalisatrice, Sybille croit aux histoires qui finissent bien. Elle a beau savoir de quelle manière est morte Jeanne d’Arc, quand elle regarde un des films qui lui ont été consacrés, elle ne peut s’empêcher d’espérer qu’un pompier vienne la tirer d’affaire. Alors comment imaginer que la réalisation de son propre long-métrage va virer au film catastrophe ? Producteurs qui se prennent pour des scénaristes, actrices qui entrent en résistance, agents hystériques, financiers qui ne financent pas… le tout sous l’œil goguenard de son compagnon, qui n’est jamais avare d’ironie.

 

Dans C'est le métier qui rentre, l'actrice règle ses comptes avec la profession, tout en jettant un regard grinçant et drôle côté coulisses sans que cela ne vire à l'amertume.

 



 

«Y. La lettre parfaite. L'os de la chance, la fourche des chemins, le verre à martini vide. La lettre qui se prononce pourquoi en anglais - Why ? -, question que nous posons sans cesse. Ma vie commence au Y.» Ainsi débute l'histoire de Shannon, un bébé abandonné devant les portes d'un YMCA (une association de jeunes chrétiens), emmailloté dans un pull gros crasseux, avec pour seule compagnie un couteau suisse. Quelques secondes plus tard, elle est recueillie par un homme, mais celui-ci ne peut qu'apercevoir la silhouette de la mère qui s'enfuit déjà. Une décision qui va changer à jamais le cours de ces trois vies. De famille d'accueil en famille d'accueil, Shannon foit faire face à l'abandon et à la violence. Elle finit cependant par trouver la stabilité et l'amour chez Miranda, une mère célibataire bienveillante qui n'aime pas le gaspillage. Mais les questions que se pose la jeune fille grandissent avec elle. D'où vient-elle ? Qui est sa vraie famille ? Pourquoi l'a-t-on abandonnée le jour même de sa naissance ? Les réponses se trouvent dans le récit déchirant de la vie de Yula, la mère de Shannon, une enfant au destin tragique.

 

Abordant des thèmes fondamentaux tels que la famille, la question de l'identité ou encore la notion d'héritage, Y est un roman d'une rare beauté, plein de sagesse et de profondeur, qui ose demander «pourquoi ?» tout en insinuant que la réponse n'est pas toujours claire et qu'elle n'a peut-être même pas vraiment d'importance.

 



 

Serge est brillant, entreprenant, narcissique. Marianne est sincère, ardente, déterminée au bonheur. Cherchez la femme raconte “l’histoire totale” de leur couple. Sous les yeux du lecteur, il se forme, s’établit, procrée, s’épanouit, subit l’épreuve du temps et la déchirure de l’infidélité…
Nos destinées affectives sont-elles libres ? De quel poids pèsent les rêves et les échecs de la génération précédente ? Quelles forces obscures (le passé, l’enfance, l’origine sociale, l’argent, la carrière professionnelle, les convictions, les valeurs) sont à l’oeuvre dans la vie conjugale et menacent cet entrelacs fragile de deux solitudes engagées l’une envers l’autre ?
En forme d’étude de caractères, Cherchez la femme est un livre captivant, plein d’intelligence et d’humour, qui démonte a posteriori les mécanismes délicats d’un mariage et, ce faisant, dévoile à ses personnages les secrets de leur modeste épopée. Avec une écriture passionnée, Alice Ferney observe le stupéfiant voyage du couple, ses ravissements et ses dépressions, ses défenses et ses décompositions. Elle retrouve les mots de l’illusion et ceux de la querelle, ceux du rapprochement et ceux de la défaite. Ceux surtout qui permettent de répondre à la question que l’état de grâce renvoie toujours aux lendemains : qu’est-ce que “s’aimer” veut dire ?

 



 

Dans le Texas des années 30, Tike et Ella May Hamlin, jeune couple d'agriculteurs, ont bien du mal à planter de quoi vivre sur cette terre aride. Ella May est enceinte et ils ne peuvent continuer à habiter dans leur cabane en bois délabrée et envahie par les insectes. Problème, ils n'ont pas le sou pour s'offrir le lopin de terre censé accueillir la maison. Au cœur de ce décor dévasté, ils essaient d'abriter leur combat sans rien perdre de leurs illusions de jeunes amants.
Histoire rurale et progressiste, et à bien des égards document d'accompagnement à l'hymne folk de Guthrie « This Land is Your Land », La maison de terre est un portrait brûlant de la misère, de l'espoir butant contre un paysage ravagé. Combinant le sens moral de John Steinbeck avec la franchise érotique de D. H. Lawrence, voici un puissant récit de l'Amérique de ces années-là, brossé par l'un de ses plus grands artistes, Woody Guthrie, icône et grand parolier folk américain (1912-1967), réputé pour ses chansons à texte au goût amer de l'Amérique profonde.

 

 

 


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Hiver 2003, sur l’île de Whidbey, Russ Douglas est en visite pour les fêtes chez son ex-femme Brenna. Malgré la procédure de divorce en cours, elle l’a invité à célébrer Noël en famille. Au matin du 26 décembre, Russ sort faire quelques courses, après avoir promis à ses enfants qu’il serait de retour rapidement. Mais les heures passent et il ne revient pas.
Il sera découvert le lendemain après-midi, dans sa voiture garée près d’une cabane inoccupée, tué d’une balle en plein front. La thèse du suicide est rapidement écartée, aucune arme n’ayant été retrouvée sur les lieux. Pour la police, une longue enquête débute, pleine de rebondissements, de fausses pistes et d’anciennes tragédies, qui captivera toute l’île pendant presque dix ans.
Avec une liste de suspects longue comme le bras comprenant entre autres une ex-reine de beauté et son amant professeur de guitare, un hippy toxicomane et la veuve du défunt,
cette affaire ressemble à un roman d’Agatha Christie. Pourtant, c’est une histoire vraie.
La finesse des portraits psychologiques d’ANN RULE et sa maîtrise du suspense ont conquis la critique et des millions de lecteurs. Quand elle n’écrit pas, cette ancienne enquêtrice forme de futurs policiers et collabore avec le FBI pour traquer des tueurs en série.

 



 

Juillet 1910.
Harvey Crippen, un très respectable médecin d’origine américaine, discret et réservé, décide de mettre fin à un mariage insupportable en assassinant sa femme, une flamboyante chanteuse d’opéra dominatrice et volubile. Faisant croire à leurs amis qu’elle est partie en voyage, il enterre le corps dans la cave. Lorsque naissent les premiers soupçons, Crippen prend avec sa maîtresse un bateau, le SS Montrose, à destination du Québec.
À la même époque, un jeune chercheur, Guglielmo Marconi, en dépit des railleries de la communauté scientifique, voit enfin se réaliser le rêve qu’il poursuit obsessionnellement : il met au point à Londres une invention qui va révolutionner le monde, la communication sans fil. Scotland Yard ayant découvert la vérité sur la disparition de Miss Crippen, un inspecteur prend en chasse le SS Montrose dans les eaux de l’Atlantique Nord. Grâce à l’invention de Marconi, qui pour la première fois permet aux bateaux de communiquer en direct entre eux et avec la terre, il va permettre au grand public de suivre, par l’intermédiaire des médias, cette incroyable poursuite en haute mer. Une invention qui va révolutionner le monde. Une des plus grandes poursuites criminelles de l’histoire.
Les Passagers de la foudre met en parallèle les parcours de Guglielmo Marconi, l’inventeur de la communication sans fil, et d’Harvey Crippen – dont l’histoire fascina tant Alfred Hitchcock qu’il s’en inspira pour de nombreux films, en particulier Fenêtre sur cour – et nous donne un tableau passionnant des débuts du monde moderne.

 



 

Daniel reçoit une lettre inattendue. Son frère jumeau Max, qu'il n'a plus revu depuis des années, lui demande de venir le voir à Himmelstal, la vallée du paradis, dans une maison de repos perdue dans les Alpes suisses. L'insistance avec laquelle son frère formule sa demande incite Daniel à faire ses valises. L'endroit est paradisiaque et lorsque Max, prétextant une affaire urgente à régler, lui propose d'échanger leurs identités pour quelques jours, Daniel n'y voit aucun inconvénient. Mais bientôt il comprend qu'il est pris au piège d'un huis clos malsain. Les sombres lois de la vallée vont bientôt se révéler à lui dans toute leur perversité.

 

Intrigue palpitante, scénario habilement ficelé, avec une bonne dose de rebondissements, Marie Hermanson place une pièce majeure sur l'échiquier des auteurs suédois !!!

 



 

Comprendrez-vous avant Jo ce qui le pousse à tuer ?
Jo Simon est un serial killer. À son corps défendant. Une force inconnue l'oblige à tuer. N'importe qui.
Quand la pulsion est passée, il tente de comprendre ce qui la déclenche. Pour l'enrayer. Ce qu'il veut, c'est vivre son bonheur avec Rosa, dont il est fou amoureux.
C'est une autre jeune femme, belle et mystérieuse, qui va l'aider à comprendre ses pulsions de meurtre.
Mais ce qu'il va découvrir est plus effroyable encore que ce qu'il imaginait...

 

Inéluctable de Patrick Sébastien. un roman noir, qui explore l'âme avec empathie. Des personnages attachants et terriblement humains.

 

Oubliez l'image cathodique et radiophonique exubérante du saltimbanque Patrick Sébastien, sa plume mérite largement le détour !

 



 

Addy et Beth sont fortes, dures à cuire, inséparables et invincibles. Membres de l'équipe de pom-pom girls du lycée, « parce qu'il faut bien quelque chose pour occuper le vide de l'adolescence ». Elles sont parfaites : leurs jambes galbées, leur ventre plat, leurs queues-de-cheval de la même longueur, leur maquillage irréprochable.
Une nouvelle coach arrive au lycée et les choses commencent à changer. Grande, belle, intimidante, elle est parfaite elle aussi et place beaucoup d'espoir dans l'équipe. Toujours élégante, autoritaire, la coach mène la danse et les filles tombent vite sous sa coupe. Elles sont prêtes à tout pour obtenir ses faveurs : devenir sans cesse plus rapides, plus fortes, plus résistantes et plus minces, quitte à se faire vomir. Leur monde insipide et sans profondeur se resserre.
Mais un jour, la coach franchit la ligne de trop...

Un roman ravageur sur l'adolescence, la fatuité des jeunes filles, la séduction, la jalousie et l'obsession, les rivalités amères et la manipulation. Ce n'est plus « regarde comme je suis parfaite » mais « regarde ce dont je suis capable ». Megan Abott confirme son talent de conteuse et sa façon particulière de brosser des portraits de femmes inoubliables.

 



 

Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D'où vient cette toile de maître, - Le Chardonneret -, qu'il transporte partout avec lui ?
A la fois roman d'initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l'Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Dona Tartt, qui, tous les dix ans, nous donne de ses nouvelles. Une attente interminable compensée par la longueur de sa lettre, qu'elle ne conçoit autrement autrement que sous forme de pavé... mais quelle claque ! Plongez-y tête la première, sans filet, le jeu en vaut la chandelle ! Chef d'oeuvre ? Sans l'ombre d'un doute !

 



 

Pour Ace Atkins, le fléau qui ravage le Mississipi rural est double : les promoteurs immobiliers véreux et les bouilleurs de meth. La ville imaginaire de Jericho, dans le comté de Tibbehah possède les deux.
Quinn Colson, tout juste revenu de missions en Afghanistan et en Irak, s'y rend pour assister aux obsèques de son oncle, le shérif local, qui s'est apparemment « suicidé » avec son calibre .44. L adjointe du shérif, Lilly Virgil, pense qu on l'a aidé. L'horrible Johny Stagg, malfrat de l'immobilier, souhaite récupérer la ferme du shérif, dont Colson a hérité, et qu'il aurait gagné au poker. Colson n'est pas près de se laisser faire. Il fait appel à son vieux camarade, vétéran lui aussi, pour régler ses comptes. Il croise aussi la route d'une adolescente de seize ans, enceinte jusqu'aux dents, à la recherche du père de l'enfant, probablement sous les verrous dans la prison du coin.
Elle est « recueillie » dans la ville champignon qui a fleuri sur un terrain vague à l'entrée de Jericho et dont le chef de tribu, un gourou de la suprêmatie blanche, a un labo de meth. Bref, il faudra toute la force de caractère et l'expérience acquise à l'armée pour que Colson démêle cette histoire.

 

Ace Atkins s'attache à faire un portrait rugueux de ce coin paumé du Mississippi, patelin perdu quelques part entre les ploucs du Middle West et ceux du Deep South, Jericho n'a rien d'une destination de rêve. Comme le rappelle régulièrement Atkins, c'est avant tout un lieu où l'on s'ennuie... mais heureusement, nous pas, à la lecture de ces pages puissantes et noires !

 



 

"Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

 

Coup de cœur inattendu de ce début d'année 2014, sous forme d'un véritable plaidoyer pour la transplantation cardiaque ! Ce don gratuit qui n'en est pas un finalement puisqu'il intervient en cas de mort cérébrale et permet d'offrir dans un anonymat total et définitif un supplément de vie à quelqu'un, condamné à plus ou moins brève échéance par son cœur défaillant.
Cette gratuité humaine qui redonne confiance en la vie, forge un nouveau départ.
Hymne à la vie donc, ce roman est à la fois passionnant et bouleversant, mais entendons-nous bien, aucun pathos larmoyant ici.

 



 

Ce livre est une histoire vraie. L'autoportrait d'un enfant en colère, qui mène une guerre sans merci, contre lui-même et contre les autres. Un enfant autiste Asperger. Aujourd'hui,forage de l'autisme est passé. Le guerrier aux bras nus est devenu un adulte serein. Alors, il a décidé de replonger en enfance. Au fil des chapitres, il nous entraîne avec lui. Il a quatre ans, huit ans, douze ans. Il a peur. Il se cogne à l'absurdité de la vie comme un papillon contre une lampe. C'est net, juste, étrange, cruel parfois. Les larmes sont étouffées et la tendresse jaillit comme l'éclair.

 

Un texte fascinant dans la lignée des grands récits sur l'autisme.

 



 

Pressentant l'imminence d'un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s'appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l'Antiquité appellent l'Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l'harmonie de l'univers.
Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l'amour et contribuer à la transformation du monde ?
Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d'un humanisme spirituel qui aide à vivre.
À la suite de son Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir transmet ses connaissances philosophiques et spirituelles à travers un conte initiatique lumineux qui touche le coeur autant que l'intelligence.

 



 

Le 12 mai 1969, par une nuit glacée, la police spéciale sud-africaine fait irruption dans la demeure de Winnie Mandela à Soweto et l’arrête, sous les yeux de ses deux filles, alors âgées de neuf et dix ans.

 

Interpellée parmi d’autres militants anti-apartheid, l’épouse de Nelson Mandela va passer en prison 491 jours, durant lesquels elle tiendra un journal quotidien. Confisqué à sa libération, puis retrouvé 40 ans plus tard, ce journal décrit les conditions abominables de sa détention qui l’ont amenée au bord du suicide. Seule lueur d’espoir, les lettres de Nelson Mandela qu’elle a reçues clandestinement.

 

Ce journal et cette correspondance inédite permettent de mieux cerner l’intelligence et la grandeur d’âme de ces deux figures fortes de l’histoire du xxe siècle, mais aussi de mettre au jour le courageux combat de Winnie, souvent occulté par la célébrité de son grand homme.

 

 Winnie Madikizela-Mandela, deuxième épouse de Nelson Mandela, a été une des figures majeures de la lutte contre l’apartheid, qu’elle a poursuivie pendant les 27 années de détention de son mari. Femme complexe, indépendante, elle reste, à plus de 77 ans, une activiste, membre du comité exécutif de l’ANC (Congrès national africain). 

 



Le coin lecture des ados et des plus petits !

 

C'est la dernière année de lycée pour Merissa et Nadia. Les deux filles ont plus que jamais besoin de leur meilleure amie, la singulière, l'étrange et abrupte Tink qui s'est suicidée six mois plus tôt. Chacune est seule avec des secrets qu'elles ne pouvaient partager qu'avec Tink. Des secrets inavouables qui ont mis en péril leur amitié, mais qui les ont également mises en danger. Tink aussi avait un secret, un secret très lourd mais jamais elle ne leur a confié son tourment... Comment continuer à vivre avec ses silences quand la seule personne qui vous comprenait est morte ?
L'écriture au scalpel innove, ose les sauts tendus de la pensée, avec des jeux d'italique traduisant les contradictions, la répétition gênante du mot « secret » entre parenthèses à propos de Merissa. Joyce Carol Oates refuse de nous livrer une intrigue facile, et veut nous mettre mal à l'aise, nous faire réfléchir à partir de quelques pistes cruelles, le mot est encore une fois adapté. On pense beaucoup au roman de Jeffrey Eugenides, Virgin Suicides (1993) et à son adaptation cinématographique par Sofia Coppola (1999).

 

Pour bons lecteurs prêts à se laisser bousculer, dès 15 ans.

 



 

Zoé, quinze ans, vit seule avec son père depuis la mort de sa mère. Alcoolique et violent, ce dernier est incapable de s’occuper de sa fille. Will, dix-huit ans, rêve d’arracher celle qu’il aime à ce quotidien triste et sans avenir. Une nuit, après s’être battu avec le père de Zoé, Will emmène la jeune fille, et ensemble, ils décident de tout laisser derrière eux. Ils prennent la route, direction Las Vegas, avec un rêve un peu fou : s’y marier et être heureux, simplement. Mais la police est à leurs trousses et Will ne tardera pas à avoir des ennuis. Entre les deux amoureux, la tension monte et ils vont réaliser que les rêves, même les plus doux, doivent avoir une fin…

 

Superbe roman, aux émotions à fleur de peau, à partir de 13 ans

 



 

Angleterre, années 2050. Kyla, seize ans, doit réapprendre à vivre dans une nouvelle famille. Elle a été « effacée », son cerveau remis à zéro, officiellement en raison de délinquance juvénile. Un bracelet (un « nivo ») doit réguler ses humeurs et la prévenir de toute agressivité. Mais Kyla fait des cauchemars, a des souvenirs horribles qu'elle ne comprend pas. Son corps se rappelle certains apprentissages – conduire, par exemple – et elle peut ressentir de la colère sans que son nivo en soit affecté. Par hasard, elle découvre qu'un avis de recherche à son encontre a été lancé avant son effacement. Alors Kyla va prudemment s'appliquer à poser les bonnes questions, celles qui concernent la place des « Lorders » dans la gestion de la sécurité au sein de la société. Elle va entraîner son ami Ben, un autre effacé beaucoup plus naïf, et trouver des alliés inattendus.
Le lecteur a compris d'emblée le totalitarisme de la « Coalition », et s'adapte à l'héroïne et narratrice Kyla, paradoxalement très perspicace et très enfantine à propos de son environnement : elle le découvre, et nous la suivons. Déjà vu ? Oui, mais Teri Terry soigne l'atmosphère de son premier roman, minimisant les inventions technologiques, détaillant vie de famille et promenades dans la forêt afin que nous nous identifions et pour mieux faire ressortir l'effroi de l'extra-ordinaire. Le rythme est lent, sans trop de rebondissements, presque envoûtant de froideur. La précision des mauvais rêves de l'héroïne laisse supposer une maîtrise des événements à venir dans le(s) tomes suivant(s) : on apprécie ce mystère profond, et cette construction anticipée.
L'auteure réussit également son personnage principal, d'une grande et curieuse puissance mentale, capable d'émotions mais pas de passions. Kyla réfléchit avant d'agir, et cela change certainement tout le cours, ainsi que l'aspect strict, du roman. Une fiction au fond devenu commun, mais à la forme tranchante qui mérite l'attention.

 



 

Anna mène une vie heureuse auprès de ses parents à Cape Cod. Sa tante, son oncle et sa cousine Tara s’installent dans la maison voisine, une vieille bicoque hantée par la sorcière Goody Hallett qui pétrifie la bouche de ceux qui trahissent les secrets. Anna découvre que sa cousine Tara envoie des bouteilles à la mer. Quelle fille étrange… Pourquoi dit-elle à qui veut l’entendre que sa couleur préférée est le rouge car c’est celle qui dit "Stop" ? La mère de Tara se suicide. "Maman a vu quelque chose qu’elle ne voulait pas voir", dit la jeune fille avant de se réfugier dans les dunes, le regard vide. Anna ne sait pas comment réagir. L’annonce qu’un banc de baleines vient de s’échouer sur la plage arrive presque comme un soulagement. Elle va pouvoir agir ! Pour Tara aussi, c’est une occasion inespérée. Les deux cousines participent avec ardeur à l’opération de sauvetage, comme si, en sauvant les baleines, elles sauvaient ce qui est en péril en elles. Donnant le meilleur d’elle-même pour ramener un baleineau à la vie, Tara va peu à peu se mettre à parler et révéler à Anna la relation incestueuse que lui impose son père. Et non, aucune sorcière ne va la pétrifier ! Et oui, la parole est libératrice. Une nouvelle vie commence pour Tara.

 

Un livre poignant sur l'inceste où toute la première partie est dans le non-dit. Ensuite petit à petit, nous nous rendons compte de l'étendue du drame que vit cette petite fille. Il est vraiment dommage que nous ne découvrions ce roman dans sa version française que 23 ans après la version néerlandaise. Des romans d'auteurs belges d'une telle qualité mériteraient d'être traduits directement.

À partir de 12 ans.

 



 

Les horoscopes de Gemma Stone, alias Jessica Jupiter, sont devenus tellement populaires que la rédactrice en chef du webzine du collège lui demande des textes de plus en plus longs. Davantage de travail pour l'astrologue, donc, et d'autant moins pour Gemma la journaliste.
Mais les quatrièmes partent en voyage scolaire à Paris et Gemma sait saisir sa chance. Elle les accompagnera et rédigera un vrai article sur cette ville fascinante.
Serait-ce enfin l'occasion pour Jessica de se reposer un peu ? Rien n'est moins sûr, car Paris est une ville très… romantique, et il se pourrait que les quatrièmes aient fort besoin des conseils de leur spécialiste en problèmes de cœur…

 

Girly à souhait, la saga des Jessica Jupiter est une lecture parfaite pour se détendre : Melody James sait nous faire rêver. Une lecture vraiment mignonne, pleine d'optimisme qui se dégage de la plume de l'auteur. Une série à découvrir et qui ravira les rêveurs et rêveuses.

 



 

Preux chevalier pour certains (mais pas pour tous) - Le bon vieux dragon Georges, qui ne peut absolument rien refuser à sa princesse chérie, se voit contraint d’accompagner le chevalier Jules au volcan Boum-Boum. C’est leur unique chance de renflouer les caisses de l’État et ce faisant de construire une nouvelle école. Le voilà donc embarqué dans une chasse au trésor avec le chevalier sur le dos. Mais, sincèrement, Jules a beau être courageux, avoir des ressources variées et de la suite dans les idées, “Qu’est-ce qu’il est agaçant !” Amusante suite des aventures de nos 3 héros !

 



 

Une petite fille l'affirme, elle s'ennuie et tout à coup elle trouve une patate, avec qui elle va converser et surtout lui expliquer que les enfants sont drôles.
Voici un album complètement décalé, drôle et vraiment pas ennuyeux.
Le texte est simple avec un jeu de police et de taille. Les illustrations sont très drôles, colorées et dynamiques.
À faire lire à tous ces enfants qui nous disent : « Je m'ennuie ! »

 



 

Il était une fois un tout petit roi qui vivait seul dans son château. Un jour, il épousa une très grande princesse...
Une très belle fable sur le bonheur et la quiétude que ce petit album qui nous vient du Japon ! L’histoire d’un tout petit roi pour qui tout est trop grand : son château, son armée… Jusqu’à ce qu’il rencontre une très très grande dame. Ou l’art et la satisfaction de trouver « chaussure à son pied », au-delà des apparences et des vanités.

 

L'album constitue un excellent ouvrage pour développer la curiosité et le savoir de l'enfant. Un travail intellectuel et/ou plus manuel peut aisément s'accomplir à la maison ou en classe à l'école primaire: géométrie, découpages, collages, identification des couleurs, personnages etc.
Le tout petit roi est un beau livre bien travaillé capable de charmer les petits lecteurs comme les plus grands.

 



 

Le roi KK est resté un peu coincé dans sa période pipi-caca. Chaque année, il appelle son ministre des Affaires intérieures puantes pour organiser un Grand Concours de Caca. Du balcon de son château, le roi KK voit défiler un cortège d'oeuvres exquises en crottes. Quel sera le nom que son serviteur gravera cette année sur la stèle commémorative, au bas de la liste des gagnants du Grand Concours de Caca ? Le compte-rendu spirituel en odeurs et en couleurs d'un concours royal très spécial.

 

Un album hilare pour tous ceux qui adorent rire.

 



 

Un enfant confie ses secrets à un arbre. Mais ensuite, que deviennent ces secrets ? Les mots s’envolent, tournoient, jaillissent des pages grâce à d’astucieux mécanismes de papier de la fabuleuse Martine Perrin.
Mon arbre à secrets aborde le thème de la confidence, du poids du secret, et de la nécessité de s’exprimer.

 

Très bel album poétique pour les petits. Très émouvant.

 



 

LA collection documentaire pour découvrir la vraie vie des animaux. Et si l’on disait toute la vérité à nos enfants ? C’est le pari de cette saga illustrée qui dresse avec humour le portrait naturaliste des petites, moyennes et grosses bêtes. Les enfants observent souvent les animaux en se demandant s’ils jouent, mangent, dorment, se lavent comme eux. Ils ne sont pas les seuls. La Petite Salamandre, mascotte de la revue naturaliste qui porte son nom, est animée par la même curiosité ! Elle questionne sans relâche tous ceux qu’elle rencontre au fil de ses balades : « Téquitoi ? Tu vis où ? Tu manges quoi ? Tu dors où ? Tu as combien de pieds ? Tu respires sous l’eau ? » Bien décidée à tout savoir, elle prélève des indices, s’étonne, s’offusque, s’émerveille, pousse ses interrogatoires et fait passer tout le monde aux aveux ! Les quatre premières promenades de La Petite Salamandre nous invitent à la rencontre de la coccinelle, de la mésange, de la marmotte et de la grenouille. Fini les idées reçues ! Toutes les coccinelles ne sont pas rouges… Certaines ont une robe jaune, orange ou noire. La mésange bleue est jolie, mais reconnaît être bagarreuse ! Si un oiseau ose approcher de sa mangeoire, elle gonfle son plumage et, boum ! le bouscule ! La marmotte, quant à elle, explique bien sa gourmandise : elle mange 1,5 kg d’herbes par jour en été car elle doit prendre des forces pour l’hiver. Et la grenouille… n’est pas la dernière à nous surprendre en nous révélant comment elle se nourrit quand elle est bébé, donc têtard.

 

« Téquitoi ? », une collection aux infos incroyables mais vraies, 100 % validée par les meilleurs journalistes naturalistes !