Romans dépaysants, bouleversants, atypiques

Une bourgade anonyme du Pakistan, à l’ombre de deux mosquées concurrentes, est secouée par deux événements simultanés : le meurtre du puissant juge Anwar, et la réapparition mystérieuse d'un sac postal égaré dix-neuf ans plus tôt dans un accident de chemin de fer. Quels secrets enfouis depuis longtemps ces lettres vont-elles révéler ? Alors que la mousson approche et que la touffeur moite devient de plus en plus écrasante, les passions se déchaînent au sein de la petite communauté, menaçant de la faire éclater, laissant ses différents acteurs troublés et désemparés.

Chronique sociale, portrait du paysage politique et religieux du Pakistan au début des années 1980, Le Cri de l’oiseau de pluie, premier roman de Nadeem Aslam, vient compléter l’œuvre publiée et saluée d’un auteur qui compte désormais parmi les grands de la littérature. On y trouve déjà la prose assurée et poétique, la voix forte d’un écrivain qui n’a de cesse de dénoncer l’intolérance.



1934. Depuis qu'il a été abandonné quand il avait 7 ans, William Eng est pensionnaire de la très stricte institution du Sacré-Coeur, à Seattle. Cinq années ont passé, personne n'est venu le chercher. Aucune nouvelle de Liu Song, sa mère. Un jour pourtant, alors qu'il est au cinéma avec les autres garçons de l'orphelinat, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Troublé par cette apparition qu'il n'osait plus espérer, William décide de s'enfuir pour retrouver celle qui se nomme désormais Willow Frost...
Conteur hors pair, Jamie Ford tisse avec un immense talent une intrigue riche, tendre et bouleversante, au temps de la Grande Dépression.



Jim et Tommy ne se sont pas revus depuis plus de trente ans. Tous deux ont grandi dans la même petite commune près d’Oslo : Jim couvé et protégé par une mère très pieuse, Tommy abandonné par sa mère, malmené par un père violent, puis séparé de ses trois sœurs placées dans des familles d’accueil et obligé de travailler dans une scierie. Pourtant, c’est bien Tommy qui fait carrière dans la finance, alors que Jimmy vivote, entre son travail de bibliothécaire et des arrêts maladie de longue durée. Quand ils se retrouvent par hasard, sur ce pont menant à la capitale où Jim s’est installé pour pêcher, les souvenirs ressurgissent...
Je refuse est un roman poignant sur l’amitié entre deux hommes, qui sont aussi deux êtres cabossés par la vie. Leurs échecs sentimentaux, leur colère et leur volonté de survivre sont admirablement mis en scène dans un livre polyphonique d’une incroyable justesse.



Dans une Barcelone étourdie par la crise, vibrante de toute l’énergie d’une jeunesse qui refuse le monde tel qu’il est, un homme part à la recherche de son petit-fils adolescent. Lui-même a tout quitté : sa solitude, la paix et l’oubli qu’il croyait avoir trouvés au fin fond des Cévennes. Et voici que dans la capitale catalane bruyante et révoltée, où plane l’ombre des combattants de 36, c’est sa propre histoire qu’il rencontre et dont il peut enfin se libérer.
L’œuvre exigeante de Franck Pavloff, habitée par l’exil et la quête, révèle ici une dimension inédite.

Un récit intime et singulier, qui parle d’errance et de renaissance, une émouvante ode à la vie.



Que se passe-t-il, dans la bourgade sicilienne de Vigàta, quand deux marchands de glace aussi imaginatifs qu’obstinés sont rivaux en amour et en affaires ? Ou qu’en plein fascisme un brave maraîcher hérite d’un âne particulièrement têtu baptisé Mussolini ? Ou que, la démocratie revenue, les Vigatais s’adonnent au petit jeu risqué de la lettre anonyme ? Le bal de la roublardise est ouvert. L'ingénuité s'y invite. Et le gagnant est rarement celui qu’on croit.
Le charme des huit nouvelles qui composent ce recueil réside dans la description d’une société à taille humaine où vices et vertus finissent toujours par prêter à sourire. Dans l’atmosphère tantôt bon enfant, tantôt féroce d’un microcosme savoureux, la vision de l’homme que Camilleri nous livre n’est jamais pessimiste, même si sa plume épingle volontiers les abus des plus puissants.



Dans le nord du Pakistan, un adolescent mène une vie simple et heureuse en compagnie de ses sœurs et de ses parents, qu'il aide à récolter les fruits dans le verger. Au marché, il tombe sous le charme de la fille d'un puissant politicien, à laquelle il se lie, enfreignant ainsi les règles de la hiérarchie sociale. Pour son impudence, le jeune garçon est jeté dans une prison sordide où il croupit pendant quinze ans. À sa libération, brisé physiquement et mentalement, il est recueilli par Abbas, un poète érudit, aux côtés de qui il va réapprendre à vivre et se familiariser avec un monde qu'il ne reconnaît plus.

Récit d'un retour à la vie, ce roman est avant tout une grande histoire d'amour intemporelle imprégnée de la sagesse et de la poésie des contes orientaux.

« Une création à l'état pur. Preuve supplémentaire que Peter Hobbs est un des meilleurs écrivains, et parmi les plus courageux? Je l'ai lu sans m'arrêter. » Ali Smith   

«  Un bijou d'écriture, parfaitement calibré, qui traite du caractère indomptable du cœur humain et du pouvoir salvateur de l'imagination quand plus rien d'autre ne demeure. » Financial Times

 




C'est l'histoire de Nini et de Jameelah, deux copines de quatorze ans qui picolent dans les toilettes du lycée, piquent des sweats dans les magasins pour le fun et enfilent des bas résille pour aguicher les passants sur le Ku'Damm.
C'est l'histoire d'un quartier de Berlin où il n'y a que des tours, un terrain vague et une station de métro désaffectée. Où toutes les nationalités se côtoient, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire.
C'est l'histoire d'un crime commis pour l'honneur et qui va tout détruire.
C'est l'histoire d'une jeunesse désenchantée qui cherche dans l'alcool, la drogue et le sexe l'étourdissement pour mieux pouvoir affronter la réalité.
C'est l'histoire d'une amitié de filles qui, un soir d'été, va voler en éclats...

« Un roman de filles, un roman de révolte, un roman d'apprentissage, un roman de contradictions, de fierté, un roman de Berlin-Ouest, un roman contemporain, un petit roman sur l'amour et la mort, un grand roman sur une amitié extraordinaire. »



Lizzie Prain, femme au foyer, la cinquantaine, vit dans un cottage au milieu des bois avec son chien. Elle aime cuisiner, vendre les gâteaux qu’elle prépare, et préfère éviter les voisins.

Lundi dernier, sans crier gare, elle a tué son mari Jacob d’un grand coup de pelle sur la tête.

Et pour se débarrasser du corps de façon absolument définitive, elle a trouvé une solution radicale.

Mais aura-t-elle le courage d’aller jusqu’au bout ? Afin de se donner du cœur à l’ouvrage, elle note ses conseils pour elle-même ou pour d’autres femmes malheureuses en mariage qui céderaient à de semblables pulsions…

Un bijou d’humour noir à la Roald Dahl, drôle, grinçant et délicieusement subversif. Avec Lizzie, Natalie Young a créé une héroïne inoubliable, terriblement humaine et curieusement attachante. 



Témoignage et documentaire adulte

Pour vous aider à bâtir une relation positive avec votre ado, savoir lui parler et traverser ensemble cet âge charnière de la façon la plus épanouissante possible,

ce guide pratique :
- explicite les ressorts d’une bonne harmonie familiale ;
- donne les clés pour faire face aux difficultés que votre ado peut vivre et aux situations potentiellement conflictuelles ;
- fournit des outils de coachs pour bien communiquer et développer de bons réflexes, ceux qui vous permettront de répondre aux mieux aux attentes de votre adolescent, de garder sa confiance derrière ses non-dits et de bien l’accompagner à ce
moment clé de son existence.
Riche de nombreux exemples et témoignages, il renforcera votre lien ; votre parole et votre présence feront sens pour lui. Vos relations positives seront génératrices de bien-être tant pour lui que pour vous.



Dans Cette nuit, la mer est noire Florence Arthaud morte tragiquement dans l'accident d'hélicoptère lors du tournage de l'émission Dropped, évoquait un autre drame dont elle était sortie miraculeusement indemne.

Le samedi 29 octobre 2011, alors qu'elle naviguait seule à bord de son voilier, elle tombe à l'eau, au large du cap Corse. Isolée, en pleine nuit, sans gilet de sauvetage, la navigatrice va affronter la mort pendant de longues heures. Elle restera en vie grâce à une série de petits miracles: une lampe frontale, un téléphone portable étanche, du réseau et sa mère qui veillait en pleine nuit. Certaines de ses phrases résonnent fortement aujourd'hui: «J'ai basculé en une fraction de seconde. Je suis dans l'eau. Il fait nuit noire. Je suis seule. Je tourne la tête en tous sens, instinctivement. Je vois mon bateau qui s'éloigne. Je cherche un repère. Une lueur. Un objet. Un signe de vie. Rien. Je suis absolument seule. Isolée dans l'immense masse sombre et mouvante de la mer. Dans quelques instants, la mer, ma raison de vivre, va devenir mon tombeau. Effacer toute trace de mon existence. M'engloutir. (...) Au silence du grand large, au silence de la nuit, vient se joindre, effrayant, insupportable, cauchemardesque, ce silence de l'effroi, il se dresse devant moi telle une muraille infranchissable, un mur glacé qui signifie que je vais mourir. Je vais donc rejoindre le ciel. Ce ciel peuplé de milliard d'étoiles, de galaxies inconnues, d'amour, de bonheur et d'éternité.»

Cette nuit, la mer est noire est un livre confession où la navigatrice dévoile ses sentiments, ses pensées et les souvenirs qui l'ont accompagnée alors qu'elle pensait se noyer. Personnalité charismatique, la première et unique femme vainqueur de la course transocéanique de la Route du Rhum en solitaire en 1990.



Des polars à déguster sans modération !

Cette brillante saga sociale, en six tomes, est parue aux éditions Gaïa en 2007. Célèbre pour ses romans policiers avec le détective Varg Veum, Gunnar Staalesen rêvait depuis longtemps de narrer les métamorphoses de sa ville sans pour autant négliger la fiction. L'épopée commence par un meurtre : celui du consul Carl August Frimann, au matin du 1er janvier 1900. Le crime ne sera résolu qu'aux ultimes pages du dernier roman, cent ans plus tard. Il sert de fil rouge à l'histoire de Bergen et de la Norvège, proposant un passionnant tableau du XXe siècle : la révolution industrielle, l'incendie de 1916, l'occupation allemande, la découverte du pétrole qui transforme l'économie du pays...

La grande histoire croise ici sans cesse la petite, la chronique politique renvoie à la vie familiale.

La prouesse rejoint le plaisir !!!


Pour son vingtième roman, Maxime Chattam dresse le portrait d’une petite ville du Midwest américain des années 60 jusqu’au début des années 80, avec pour fil rouge l’évolution de Jon Petersen – pervers psychopathe – de son enfance jusqu’au point culminant de sa sinistre carrière criminelle.
Un roman noir à l’écriture et à l’atmosphère uniques dans la carrière de l’auteur, où tout converge vers un final aussi étonnant qu’imprévisible. Que ta volonté soit faite est non seulement un voyage à Carson Mills, mais aussi dans ce qui constitue l’essence même du roman policier, la vérité et le crime. Nourri de ses lectures de Stephen King, Maxime Chattam s’inscrit ici dans la filiation de Jim Thompson et de D.R. Pollock dont Le diable tout le temps ne laissait pas indemne.



Afin d échapper à un complot dont il est la cible, Yeruldelgger enquête sur la mort d une prostituée et la disparition de son fils adoptif, tandis que ses équipiers cherchent à élucider deux morts très étranges. Leurs recherches les mènent aux confins de la Mongolie, de la Russie et de la Chine, ainsi qu au Havre, où la découverte des cadavres de 6 jeunes garçons dans un container va donner à cette affaire une toute autre dimension.

Coups tordus, pièges, espionnages, mesonges, manipulation, secret défense, vous trouverez tous les codes des nids d'espions, des trafiquants et des militaires magouilleurs. « Les temps sauvages »promène ses protagonistes, les illusionnent, le lecteur suit parce qu'il est impossible de quitter ce marigot congelé sans en connaître l'issue, il fait moins trente mais on y est bien.

Une grande bouffée d'air gelé, hautement radioactive ou truffée de particules fines, un suspense puissance dix !Entre le western sauvage, James Bond et le film de kung-fu, haute technologie, chamanisme, barbouzes, magouilles politiques, tous les ingrédients d'un excellent roman d'aventure sont réunis et habilement mixés.



Parfois, James Lee Burke délaisse pour un temps son célèbre personnage de Dave Robicheaux. « Dieux de la pluie » nous permet de retrouver Hackberry Holland, ce représentant de la loi dans le Texas profond où il est toujours au prise avec son passé en forme de guerre de Corée qui ne passe pas, sans oublier la disparition de son épouse et un alcoolisme endémique. Difficile de faire pire. Le monde était violent hier, il le demeure aujourd'hui. 

Une violence qui, dès le début du roman, prend la forme du massacre à la mitraillette de neuf jeunes femmes, neuf immigrées clandestines. Leurs cadavres juste découverts derrière une église. Enterrés au bulldozer ! Il faut dire que leurs estomacs contenaient des boulettes d'héroïne.

Dès lors, les dérapages se succèdent entremêlant de sinistres trafiquants, des proxénètes, des tueurs à gages et, hasard de la vie, un jeune couple... Mais la grande originalité de ce nouveau thriller de James Lee Burke, c'est un surprenant personnage de méchants, Jack Collins, surnommé le Prêcheur.

Il y a quelques décennies, c'est le maître Hitchcock qui affirmait que dans un film, plus le méchant est méchant, mieux le film est réussi. Idem pour la littérature. Un bel exemple est ici offert au lecteur avec ce Prêcheur, totalement psychopathe qui ne cessera tout au long de l'intrigue de surprendre, par son érudition, sa subtilité et surtout, ce qui est rare pour un tueur, par un très fort sens moral. Qualité assez rare dans cette profession !

 Même si le shérif Holland, avec son adjointe Pam, ne nous fait pas oublier Robicheaux, le personnage est bien cerné, crédible et complexe, et surtout le rythme ne faiblit pas une seconde malgré le demi-millier de pages !

C'est dire que l'inspiration de James Lee Burke est toujours là, et bien là, pour notre plus grand plaisir.



Grace et Andrew, frère et sœur, se sont toujours bien entendus. Lorsqu’ils héritent de la maison de leur grand-mère, il leur paraît naturel d’y emménager ensemble. Mais quand le compagnon d’Andrew s’installe à son tour, la vie dans la maison tourne au conflit. Pour échapper aux tensions, Grace, l’universitaire, se plonge dans un manuscrit du début du XXe siècle, jamais publié en raison de ses thèmes « subversifs ». Elle y découvre l’histoire d’un frère et d’une sœur, lui homosexuel, elle mère célibataire, confrontés à la violence du regard de la société. Lorsque la vie des trois colocataires est bouleversée à son tour, au fil de sa lecture, Grace voit se télescoper les époques en un écho glaçant.

Sous le scalpel de Ruth Rendell, chroniqueuse implacable des plus graves dysfonctionnements de la psyché humaine, la haine et la peur souvent mêlées trouvent des visages qui nous hantent longtemps, tel celui d'Eunice, l'analphabète du roman homonyme. L'auteur elle-même s'est toujours dite obsédée par l'«esprit criminel», affirmant avec une pointe d'humour «connaître par cœur tous les cimetières de Londres».



Tandis que les feuilles d’automne commencent à tomber, le vice questeur Patta demande à Brunetti d’enquêter sur une petite infraction commise par la future bru du maire. Le commissaire Brunetti n’a guère envie d’aider son patron à récolter les faveurs politiques, mais il est bien obligé de s’incliner. Puis c’est au tour de sa femme, Paola, de lui présenter une requête. L’handicapé mental employé par leur pressing vient de mourir d’une overdose de somnifères, et Paola ne peut pas supporter l’idée que dans la vie comme dans la mort, personne ne l’ait remarqué ni aidé. Brunetti se met au travail mais, à sa grande surprise, il ne découvre rien sur cet homme : pas d'acte de naissance, pas de passeport, pas de permis de conduire, pas de carte de crédit. Pour l’administration italienne, il n’a jamais existé. Plus étrange encore, sa mère refuse de parler à la police et assure au commissaire que les papiers d’identité de son fils ont été volés lors d’un cambriolage. Au fil des révélations, Brunetti commence à soupçonner les Lembo, des aristocrates, d’être mêlés à cette mort mystérieuse. Mais qui a bien pu vouloir tuer ce malheureux simple d’esprit ?



« Je crois qu’il y a plein de gens qui rêvent de faire ce que j’ai fait... La seule différence, c’est que moi, je l’ai vraiment fait ! »Midwest 2009. Un salon de l'emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces.Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

Avec ce polar très noir, véritable plongée dans le cerveau d’un psychopathe qui ferait passer Norman Bates pour un enfant de chœur, Stephen King démontre une fois encore son époustouflant talent de conteur, qui s’affranchit des frontières et des genres.

 




Bd pour adultes exigeants

Deuxième série parallèle des "Mondes de Thorgal" (5 tomes déjà parus). Les fans de la série mère vont découvrir les multiples facettes de la fille mutine de Thorgal. Louve est une petite fille bien mystérieuse. Comme Jolan, en raison de ses origines, elle est dotée d'un étrange pouvoir, celui de communiquer avec les animaux par la pensée. Pendant que Thorgal vit ses propres aventures et qu'Aaricia s'occupe des tâches liées au foyer, Louve, aux abords du village viking, va faire d'inquiétantes rencontres.

Après avoir scénarisé l'épisode de XIII Mystery sur Jones, revoici Yann aux commandes de cette déviation de Thorgal consacrée à Louve. Cette aventure met en avant la fille de Thorgal et se déroule en parallèle à la série principale. Aaricia et Louve sont au village. Thorgal est à la recherche d’Aniel (avec une référence claire au tome 33, le bateau-sabre). Cette approche est intéressante, car elle enrichit le personnage de Louve en lui donnant un rôle de premier plan, mais elle risque aussi d’apporter des éléments à la série initiale. On pourrait donc assister à une véritable interpénétration des histoires scénarisées par Sente d’une part et Yann d’autre part. Ce dernier a réussi à bien maîtriser l’univers fantastique créé par Van Hamme et nous dévoile un récit crédible où plane le mystère…Le graphisme du dessinateur russe Roman Surzhenko est convainquant. L’auteur parvient à recréer les décors et les personnages à la manière de Rosinski avant qu’il n’adopte la technique de la couleur directe.


Romans ados pour se divertir, réfléchir, frémir, s'émouvoir...

Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer.
Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le docteur Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ?
De sa vie d’avant Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?

 

Dans son nouveau roman, Anne Fine évoque à nouveau l'enfermement familial. Gothique, "Le Passage du Diable" s'adresse aux adolescents. Rencontre avec une grande dame de la littérature de jeunesse.



Calpurnia Virgina Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.
Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions.
Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ?
On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle.
Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

Un magistral et flamboyant roman, impeccablement écrit et traduit, à faire lire aux jeunes générations d'aujourd'hui dans un esprit citoyen : ce que nous considérons comme acquis s'est souvent conquis de haute lutte...



Tombé dans notre monde une nuit d'orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d'exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d'amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l'a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l'ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu'il aime l'attend toujours là-bas?

L'écriture d'une finesse rare avec ses phrases courtes, évidentes, et ses aperçus pudiques sur les psychologies des personnages captive dès les premières pages, tandis que nous mesurons peu à peu la portée universelle de l'histoire, ses interrogations si nombreuses que chacun « méditera » littéralement le roman.



Ce matin-là, dans la cour du collège, Sidonie s'apprête à faire quelque chose de dangereux, d'irréparable, peut-être. De ces choses que l'on fait quand on perd la tête et que l'on veut à tout prix échapper à soi-même.
Sidonie est une jeune fille qui normalement n'a peur de rien, qui porte des chaussures rouges, n'aime que la musique classique, ne s'intéresse à personne et a toujours pensé que sa vie ne commencerait que lorsqu'elle aurait quitté l'affreuse petite ville où elle est née.
Mais ce matin-là, dans la cour, la vie a le rythme obsédant d'un blues, le parfum d'une amitié fulgurante, l'évidence d'une histoire d'amour si forte, si parfaite que Sidonie n'aurait jamais pu l'imaginer. Et elle a le visage de Rebecca.

Fanny Chiarello aborde le thème de l'homosexualité en adoptant deux approches différentes: celle de la jeune fille qui assume parfaitement et envisage sereinement l'avenir, et celle de l'adolescente déjà en colère contre les autres, et dont la prise de conscience de sa préférence ne se fait pas sans heurt. Heureusement, Sidonie et Rébecca se complètent. L'une écrit son mal être dans des poèmes, l'autre s'apaise en écoutant du blues.
« Le blues des petites villes » est un roman ado éminemment contemporain, une bouffée d'oxygène pour les jeunes qui se sentent exclus des normes imposées, qui ne portent aucune des étiquettes bien-pensantes leur permettant d'être "normaux" aux yeux des autres.



Dans une tour un peu délabrée des années 1970, à Alfarache, vivent des populations aux origines, aux intérêts, aux habitudes très variés : une vraie tour de Babel que regarde d'un œil de sociologue un de ses habitants, Angel, professeur de philosophie venu là après la mort de sa femme. Il a pour voisins certains de ses élèves, et s'inquiète justement de l'absence de Nor, un jeune Africain sans papiers. Menant l'enquête, il apprend que Nor est parti à la recherche de son petit frère, qui devrait débarquer sur les côtes dans les jours qui viennent. Emmenant le petit voyou Rachid avec lui, Angel va tenter de retrouver Nor, et ce faisant découvrir le milieu cruel des passeurs.
Pendant ce temps-là, Berta pénètre chez Stefano, son ancien petit ami et par ailleurs complice de Rachid, dans l'idée de retrouver un carnet jeté par sa mère : Marcos a eu une vision qui lui permet de supposer cette récupération par l'amoureux éconduit. L'affaire est d'importance, car Berta a noté dans ce carnet un début de roman fort prometteur – le joli épisode symbolique inaugurera et clôturera
Les Enfants de Babel, sans que l'on sache en fait ce que Berta a écrit.
C'est un livre de l'espoir, touffu mais très lisible, peut-être parce qu'il n'oublie pas un drôle d'humour pince-sans-rire, peut-être à cause de son sujet captivant. De l'homme observé au microscope dans une petite éprouvette...



Coup de coeur 9-13 ans

Milo en a assez d’être grondé par ses parents, ridiculisé par sa sœur et puni par sa maîtresse. Un jour, il trouve dans la bibliothèque un livre qui permet de devenir parfait en trois jours. Son auteur est le docteur Merlan. Milo tente l’expérience. D’exercice en épreuve, il va de surprise en surprise car les consignes du docteur Merlan sont franchement bizarres. Après s’être promené avec un poireau autour du cou et avoir jeûné, Milo acceptera ses imperfections… et son caractère.
Un roman désopilant qui se moque des livres-recettes proposés aux enfants et à leurs parents, et se livre à une critique de la perfection. Milo, qui expérimente à la lettre les conseils du livre-miracle, comprend vite que les « trucs infaillibles » ne suffisent pas à faire d’un enfant un être parfait ou une personne responsable. Un ouvrage juste et léger sur le développement de la personnalité.



3 beaux albums pour les petits...et leurs parents !

Dès la couverture, le livre intrigue avec son grand carré découpé sur le côté gauche. Une fois qu'il est ouvert, la lecture peut commencer autour d’un drôle de trou central, en forme de fenêtre :"Un jour un petit curieux a pris ce livre entre ses mains. Il a regardé par ce trou et il a vu tout un tas de choses…" Petit à petit, le lecteur est invité à regarder à travers le trou-fenêtre pour redécouvrir tout ce qu’il y a autour de lui. Voit-il des choses qui brillent ? Des choses qui bougent ? Des choses qu'il a envie de toucher ? Des lettres, des chiffres ?

En filigrane se dessine un message onirique et poétique : et si l’on regardait autour de nous ?

Et si cette simple fenêtre nous amenait à mieux scruter notre environnement, à rechercher partout autour de nous des signes graphiques, des éléments visuels étonnants ?

Ne faut-il pas apprendre à voir comme on apprend à lire ? Ce livre ne se transforme jamais pour autant en démonstration ou en un seul parti pris esthétique et intellectuel. À chaque page, l’enfant est guidé par une petite consigne et doit interagir avec un élément interactif sur la page.



Voici toutes les instructions pour apprendre à dessiner correctement une vache étape par étape : les quatre pattes, la queue, la tête allongée, les dents... Oups !

Pas de panique : cet album donne aussi toutes les instructions au cas où votre vache ressemblerait dangereusement à un crocodile ! Et si l'animal en question se jette soudain sur le dessinateur pour le dévorer, il sera toujours temps de sortir sa gomme...
Un album délirant et réjouissant où l'on verra qu'apprendre à dessiner une vache peut être plus compliqué qu'il n'y paraît voire même très dangereux...



Freddo est un chien qui sent la rose et la fleur de pommier. Et ça, il aime pas. Mais alors pas du tout ! Alors il va se balader pour retrouver sa bonne odeur à lui. Sa truffe maline va nous embarquer dans une promenade olfactive adorable et pleine de surprises !

Il en va des odeurs comme des couleurs, cela ne se discute pas ! L’odorat est probablement le plus complexe de nos sens, le plus personnel et le plus intime, c’est pourquoi une même odeur peut être aimable et détestable à la fois. L’odeur de rose et de fleur de pommier, par exemple, peut être perçue comme une calamité, eh oui ! Petits et grands adopteront immédiatement Freddo et ses grandes oreilles ! Sa bonne bouille donne envie de le suivre partout, même dans un étang boueux ! La première fois, les parents liront l’histoire à leurs bouts de chou. Les petits adoreront ensuite refaire « la promenade des odeurs » avec cet animal à l’éternel air interrogateur ! Et recommenceront encore et encore leur balade grâce à la fin ingénieuse de cette historiette !



Une série de Bd, rien que pour les filles !!!

Copine marrante, râleuse ou fofolle… Quelle Cop’s êtes-vous ?!Aux yeux de Jessica, rien au monde n’a plus d’importance que ses Cop’s ! Et des Cop’s, elle en a de toutes les tailles et de toutes les formes. Des râleuses, des chochottes, des allumées, des Cop’s d’enfance, de lycée, de sortie, de drague, de coiffeur, celles auxquelles elle confie tous ses secrets et celles auxquelles elle ne prêterait même pas son chat ! Si ça se trouve vous faites partie des Cop’s de Jessica sans même le savoir !

Jessica s’est fait toute une ribambelle de copines au cours de ses années d’études. Nous continuons à les découvrir avec ce petit regard malicieux et taquin que Cazenove porte sur les jeunes d’aujourd’hui. Il nous parle, toujours par le prisme de Jessica et ses copines, de leurs relations amoureuses, de leur rapport aux nouvelles technologies, des premières sorties, des problèmes d’argent de poche, des vacances, des défis stupides, de leurs complexes, enfin, de tout ce qui peut donner lieu à des gags simples et drôles, révélateurs de ententes et clashs d’un groupes d’amies. Parfois acides entre elles, parfois tendres, mais toujours là, les copines se chamaillent, s’amusent , se disputent, se volent leurs hommes mais finissent toujours par se réconcilier. Mélangeant une ambiance bon enfant, une amitié indéfectible et surtout de l’humour, encore de l’humour et toujours de l’humour, Cazenove concocte un cocktail agréable. C’est avec plaisir que l’on parcourt ces pages qui nous racontent en gags d’une planche les vies de ces lycéennes. Certains sont vraiment drôles, d’autres juste amusants et d’autres encore manquent d’un petit grain de sel qui les rendraient vraiment hilarants. On appréciera l’univers des Cop’s, car autour de ces filles, c’est la ville. Et au hasard des gags, on découvre une affiche, un panneau qui envoie des messages, des parodies et qui permettent d’ajouter une nouvelle couche à l’humour simple de Jess et ses potes.