La rentrée littéraire apporte chaque année son lot de nouveautés, des habitués,                   des confirmations, des surprises, des déceptions, parfois...

bref, il y en aura pour tous les goûts !

2017, grand cru ? A voir ...

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies.
Été 1969 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et prendre dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn. Un court roman de Ron Rash, auteur poète sensible, reste avant tout un excellent moment de lecture ! Et puis, quel beau titre...

 


 Été 1981. Un mystérieux correspondant a donné rendez-vous dans un petit village du Wiltshire à David Umber, un jeune étudiant, pour lui transmettre des informations inédites sur le sujet de sa thèse. Alors qu'il l'attend, David est témoin d'un fait divers qui va bouleverser son existence. Trois jeunes enfants qui se promenaient avec leur baby-sitter sont victimes d'une terrible agression. Un homme kidnappe Tasmin, deux ans, et s'enfuit à bord de son van. Alors qu'elle essaye de s'interposer, la petite Miranda, sept ans, est percutée par le véhicule. Tout se passe en quelques secondes. David, comme les deux autres témoins de la scène, n'a pas le temps de réagir. À peine peuvent-ils donner une vague description de l'agresseur.
Printemps 2004, Prague. Après une histoire d'amour avortée avec la baby-sitter des enfants, David, qui a tout quitté pour refaire sa vie, est contacté par l'inspecteur Sharp, chargé à l'époque de l'enquête. Sharp lui demande de l'accompagner en Angleterre pour essayer de faire enfin la lumière sur la disparition de Tasmin. Littéralement hantés par cette affaire, les deux hommes reprennent un à un tous les faits. Bientôt, de nouvelles questions se posent sur la configuration des lieux, sur la présence des témoins, sur la personnalité des victimes. Le drame cache encore bien des secrets et ce nouvel éclairage risque fort d'être meurtrier.
Ne voit-on jamais que ce que l'on a envie de voir ? Dans les histoires d'amour comme de meurtre, la réalité est souvent bien différente de ce qu'on aimerait qu'elle soit. Le maître du thriller britannique tisse une intrigue passionnante où les rebondissements se succèdent sans répit jusqu'à la résolution finale.


Le 3 décembre 1926, Agatha Christie disparaît mystérieusement.
« Ni vivante… ni morte… » Ces quelques mots d'un ami médium résonnent fortement dans l'esprit d'un Conan Doyle fatigué. Le vieil auteur de Sherlock Holmes s'est juré de tout mettre en œuvre pour retrouver sa jeune consœur, volatilisée alors que la gloire commençait à poindre avec son dernier roman "Le Meurtre de Roger Ackroyd". Enlèvement ? Assassinat ? Fugue ? Conan Doyle veut comprendre, savoir pourquoi … Mais y a-t-il un pourquoi ?
Réfugiée dans l’hôtel d'une ville thermale du Yorkshire sous une fausse identité, Agatha Christie cherche un peu de paix. Elle ignore que les chiens se sont déjà lancés sur ses pas… Inspiré de faits réels,  ce roman convoque avec insolence et violence deux immenses monuments du roman criminel et fait d'eux les victimes d'une comédie macabre où les masques s'arracheront un à un, à coups de lame.


Week-end de la Saint-Jean sur l’île de Sandhamn. Les jeunes fêtards ont envahi les pontons, le port grouille de bateaux blancs. Musique à fond et alcool à flots. Dans la foule, une jeune fille avance en titubant avant de s’effondrer sous les yeux de la police.
Pendant ce temps, Nora Linde s’apprête à célébrer la Saint-Jean avec son nouveau compagnon Jonas et sa fille Wilma. Mais la fête tourne au cauchemar lorsque, dans la nuit, Wilma disparaît. Le lendemain matin, le cadavre d’un garçon de seize ans est retrouvé sur la plage.
L’inspecteur Thomas Andreasson, l’ami d’enfance de Nora, est dépêché sur les lieux. Les premiers éléments de l’enquête lui en révèlent toute la difficulté, chacun ayant sa propre version des faits. Qui est la victime et qui le meurtrier de cette nuit d’été ?
 

Viveca Sten, c'est le gage d'un dépaysement et d'une bouffée d'air frais à la rencontre de la petite île suédoise de Sandhamn et de ses habitants. C'est la promesse d'une intrigue à la scandinave, mêlant drame humain et vie du quotidien.


Pour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative.
Il accepte néanmoins de sortir de sa retraite par amitié pour le chef de la police qui lui demande de disculper son futur successeur, en proie à des rumeurs relatives à une ancienne affaire : en 1990, après une fête donnée chez elle, on a retrouvé le corps sans vie de la jeune Isobel Vine. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête fut d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à cette soirée. Elle fut classée sans suite, mais le doute persiste sur ce qui s’est réellement passé.
Reprendre des investigations vingt-cinq ans après les faits n’est jamais une partie de plaisir, surtout quand l’affaire concerne de près la police. Les obstacles ne manquent pas. C’est sans compter sur le caractère obstiné, rebelle et indiscipliné de Darian Richards et sur sa fâcheuse habitude à porter davantage d’attention et de respect aux morts qu’aux vivants. L’enquête rythmée de nombreux rebondissements va peu à peu l’amener aux frontières du bien et du mal, de la vérité et du mensonge, et Richards y perdra peut-être ses dernières illusions.
Une description rarement vue des rouages policiers. Une ville, Melbourne, personnage à part entière du roman. Une intrigue captivante. Et un antihéros plein de blessures intimes, misanthrope et obstiné, que l’on a envie de retrouver à peine la dernière page tournée !


Prenez :

  • 1 homme trapu qui maltraite son épouse
  • 1 petite épouse bien tendre
  • 1 dure à cuire de taille moyenne qui en pince pour l'épouse
  • 1 fusil de chasse
  • 1 petite ville du Karoo marinée en secret
  • 3 bouteilles de brandy Klipdrift
  • 1 poignée de piments
  • 1 jardinier offensif
  • 1 new-yorkaise chaude comme la braise
  • 7 adventistes du septième jour (parés pour la fin du monde)
  • 1 détective amatrice avec un coeur d'artichaut
  • 2 policiers pleins de sang-froid
  • 1 poignée de fausses pistes et de suspects bien mélangés
  • 1 pincée d'envie

Jetez tous les ingrédients dans une grande casserole et laissez lentement mijoter pendant quelques années en remuant avec une cuillère en bois.
Vers la fin, ajoutez le piment et le brandy, puis montez le feu.
Résultat : une lecture originale, dépaysante, qui met l'eau à la bouche et nous fait tourner les pages par plaisir... miam !


Dusseldorf. Une avocate est retrouvée sauvagement assassinée chez elle. Le meurtrier a glissé une minuscule poupée nue dans le ventre de sa victime, comme un message à déchiffrer. Ce modus operandi n'est pas sans rappeler une récente affaire au commissaire Georg Stadler, qui sollicite l'aide de Liz Montario, psychologue et profileuse reconnue.Liz accepte de collaborer. Mais très vite, elle devient la cible de menaces et de lettres anonymes émanant de quelqu'un qui en sait apparemment long sur elle. Lorsqu'une de ses amies subit le même sort que les précédentes victimes, Liz doit se rendre à l'évidence : l'homme qui la poursuit et le tueur recherché sont une seule et même personne.

Un thriller vertigineux, best-seller en Allemagne, qui révèle un duo à suivre.


Angleterre, 1852. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Mais la découverte de l'apiculture réveille son orgueil déchu : décidé à impressionner son unique fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils s'est converti au végétarisme et rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d'une exploitation menacée chaque jour un peu plus par l'inquiétante disparition des abeilles ?
Chine, 2098. L'Effondrement de 2045 a laissé la planète exsangue. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser les fleurs à la main. Pour son petit garçon, elle rêve de l'avenir réservé à l'infime élite. Seulement, un jour, Wei-Wen tombe dans le coma après s'être aventuré seul dans une forêt… Afin de comprendre ce qui est arrivé à son fils, Tao se plonge aux origines du plus grand désastre de l'humanité.
  Ce roman, fiction, sans en être une, parce que très bien documenté, devrait être mis entre toutes les mains, et particulièrement entre celles de quelques responsables censés garantir la pérénnité de notre planète bleue... 

Et oui, messieurs, l'abeille est INDISPENSABLE à notre survie !


Un matin d’octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n’est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l’unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l’arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d’un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l’enquête abandonnée. Alors que l’opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s’exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.
Jamais le mystère du triple assassinat du château d’Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d’Henri Girard, jusqu’à la fin de sa vie   (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu’à ce qu’un écrivain têtu et minutieux s’en mêle…
Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu’Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l’inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu’il n’y paraît), il s’est plongé dans les archives, a reconstitué l’enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant, dont l’issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans..


Lors de l'hiver 1911, l'asile d'aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l'enfance. Si elle espère d'abord être rapidement libérée, elle finit par s'habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l'intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un "mélancolique irlandais". Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. À la tête de l'orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l'eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d'esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John.  Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.


Comme tant d’autres, Mevlut a quitté son village d’Anatolie pour s’installer sur les collines qui bordent Istanbul. Il y vend de la boza, cette boisson fermentée traditionnelle prisée par les Turcs. Mais Istanbul s’étend, le raki détrône la boza, et pendant que ses amis agrandissent leurs maisons et se marient, Mevlut s’entête.

Toute sa vie, il arpentera les rues comme marchand ambulant, point mobile et privilégié pour saisir un monde en transformation.             Et même si ses projets de commerce n’aboutissent pas et que ses lettres d’amour ne semblent jamais parvenir à la bonne destinataire, il relèvera le défi de s’approprier cette existence qui est la sienne.

En faisant résonner les voix de Mevlut et de ses amis,

Orhan Pamuk décrit l’émergence, ces cinquante dernières années, de la fascinante mégapole qu’est Istanbul.

Cette «chose étrange», c’est à la fois la ville et l’amour, l’histoire poignante d’un homme déterminé à être heureux.


"Et enfin, à cinquante-trois ans, j'ai entrepris d'apparaître."
Et si tout ce qu'on racontait sur les cheveux blancs était faux ?          Et si ces monceaux de teinture, sur des millions de chevelures, aux quatre coins de la planète, cachaient en fait une beauté supplémentaire que les femmes pourraient prendre avec le temps, beauté immense qui les sauverait de bien des angoisses, de bien de servitudes ?
C'est en partant de cette intuition que Sophie Fontanel, un soir d'été, décide d'arrêter les colorations et de regarder pousser ses cheveux blancs. Comme elle est écrivain, elle en fait un livre,sorte de journal romancé de ce qu'elle n'hésite pas à appelerune " naissance ".Les semaines, les mois passent : un panache lui vient sur la tête, à mille lieues des idées préconçues sur les ravages du temps.Elle réalise que l'âge embellit aussi les femmes et que les hommes n'ont pas pour les cheveux blancs l'aversion qu'on supposait. Elle découvre que notre société n'attendait qu'un signal, au fond, pour s'ouvrir à une splendeur inédite, d'une puissance extraordinaire. Ce roman est une fête. Celle de la liberté.


Il a crié "fils" et il lui a tiré dessus, en plein tribunal. Puis le vieux Brady a demandé que le shérif lui laisse deux heures, et il est parti. Si tout le monde connaît les faits ici, à Bayonne, en Louisiane, ils sont peu nombreux à pouvoir les expliquer. Sauf peut-être les vieux du salon de coiffure qui passent leur journée à discuter... Eux connaissent Brady, l'homme qui fouettait les enfants, et savent bien pourquoi il agissait ainsi autrefois. Pour eux tout est clair, mais il faudra que le narrateur, jeune reporter au journal local, passe la journée à les écouter pour comprendre. Et pour que se dessine le portrait d'un homme au passé et à la personnalité complexes, et d'une communauté noire confrontée depuis toujours aux mêmes difficultés...

Né en 1933 sur une plantation de coton, Gaines est l'écrivain noir du Sud profond le plus emblématique, celui qui parle le mieux de ce qu'il appelle « son monde », celui des afro-américains bien conscients du fait qu'ils vivent dans une région où l'égalité entre noirs et blancs n'existera jamais. Un récit plein de verve et d'humanité.


Tout commence lorsque Suzanne, qui anime des ateliers d'écriture, demande à chacun de ses élèves d'apporter un objet de famille susceptible d'illustrer sa vie personnelle. L'un d'entre eux, Arsène, un orphelin rwandais réfugié en France après avoir réussi à échapper aux massacres qui ont ensanglanté son pays, doit avouer qu'il ne possède rien d'autre qu'une valise qui lui a servi d'abri durant sa fuite. C'est à partir de cet objet singulier que Suzanne va le convaincre de lui raconter son itinéraire et de lui livrer le secret de sa jeune existence. L'exercice devient pour Arsènele moyen d'exorciser sa " peur de la nuit " et de renouer les fils d'une identité dévastée, tandis que Suzanne accomplit son propre rituel du souvenir en revenant, pour un ultime adieu, sur les traces d'un père prématurément disparu. Par la grâce de l'écriture et de l'imaginaire.

Un très joli roman, fort, attachant et émouvant sur l'exil, sur la perte de repères et la force qu'ont certains êtres face à la barbarie.


Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse,le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.
L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser         l’« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme. À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire


Le 27 juin, une loterie a lieu dans une petite ville américaine de 300 âmes. Il fait beau, tout le monde se prépare...
Mais qu'y a-t-il donc bien à gagner pour générer une telle fébrilité parmi les habitants ?
La tension est palpable alors même que les dessins et les couleurs douces semblent refléter la sérénité.
Adaptée d'une nouvelle de Shirley Jackson, sa grand-mère, cette bande dessinée de Miles Hyman est une totale réussite.
Les dessins fabuleux et le texte réduit au minimum confèrent une ambiance incroyable à cette histoire aussi originale que terrifiante. Epoustouflant !


Une amitié interdite dans la Louisiane raciste des années 30... "Amis pour la vie", rien ne semble pouvoir séparer Will, un jeune blanc pas fait pour les études, et Abe, son copain noir à l'esprit vif : ni l'hostilité de leur famille respective ni le racisme haineux qui gangrène l'ensemble de la société américaine.
Un pacte est même scellé : Abe aidera Will pour ses devoirs, et Will trouvera toujours du travail à Abe. Au fil des ans, malgré la pression et la violence du racisme quotidien qui les entourent, les deux hommes s'attachent à rester amis. Mais ce fragile équilibre risque d'être mis à mal. Responsabilités écrasantes, familles oppressantes, femmes...
Une amitié d'enfance, si forte soit-elle, peut-elle survivre à de telles pressions dans cette Amérique là ?

Une bande dessinée très réussie, à la fois intelligente, subtile, palpitante et terriblement émouvante, qui délivre un formidable message d'espoir en l'humanité...


En corrélation avec les 90 ans de la République libre d'Outremeuse, la maison d'édition liégeoise Noir Dessin Production a édité l'ouvrage tant attendu, "La légende de Tchantchès" !

L'histoire reprise ici est celle de Jean Bosly, qui en 1939, façonna l'histoire du plus célèbre personnage folklorique liégeois, un gamin d'Outremeuse...

Abondamment illustrée par deux frères cherattois, Georges et Luc Van Linthout (dit Stibane) et traduit en wallon par Paul-Henri Thomsin,

la légende permet aussi de mettre en lumière tout ce le personnage a de liégeois, au travers de documents de l'époque intelligemment superposés à l'histoire du héros. INCONTOURNABLE !!!

 


Il existe un pays où les êtres sont légendaires. Où des gens mi-hommes mi-animaux côtoient des demi-dieux. Où certains ont une force surhumaine et où d'autres transforment en or tout ce qu'ils touchent.
C'est ici qu'habitent Atlas, Hercule, le Minotaure, Aphrodite et tous les autres petits Mythos, au pied d'une Olympe dirigée par un Zeus au bord de la dépression.
Mieux que Mythique.com pour faire des rencontres, garanti pure Grèce animale, tournez les pages de ces albums et entrez vous aussi dans la légende. L’anti-mythe est fourni.
La mythologie grecque revisitée par un humour légendaire ! 


Quand un caneton se promène et découvre un livre qui traîne, il est tout content. Mais quand il se rend compte que ce livre ne comporte aucune image, quelle déception !

Un livre est-il toujours un livre lorsque aucune illustration ne l'accompagne ? se demande le caneton.

Un album qui nous offre un hommage touchant et drôle au pouvoir créatif de l'imaginaire !


 

Un chat et ses complices les souris guident un petit garçon au fil des pages qui fourmillent de détails pour découvrir ce qui se trouve au sommet d'un immeuble. Pas de mots, mais autant d'histoires à inventer !

Très bel album !


«Je vais te raconter une belle histoire. Elle n'est pas comme les autres, tu vas voir. Pas de sorcière, pas de fée, pas de dragon ni de roi. Les héros de cette histoire, ce sont toi et moi.»
Les héros de cette histoire, ce sont «toi et moi», «moi» le narrateur ou le lecteur et «toi» le bébé qui va bientôt arriver... C'est la première histoire qu'ils vont lire ensemble, avant d'en vivre et d'en inventer tant d'autres tous les deux !

Un album tendre et drôle qui décrit les émotions,les impressions, les doutes qu'un enfant peut ressentir lorsqu'un bébé entre dans sa vie et sa maison.

Un album pour appréhender ce bouleversement et découvrir qu'avoir une petite soeur ou un petit frère peut être follement amusant.


Simon a une super-totote. Victor, son grand frère, n'en a pas mais il s'en moque car il peut porter un slip, utiliser un couteau, glisser sur le grand toboggan et dire des mots compliqués. Pourtant, à certains moments, il voudrait bien être petit.

Une histoire humoristique évoquant la difficulté de grandir.

 


La première rentrée scolaire est vraiment un évènement ! Avec tendresse et psychologie, Pakita, l'auteur, rassure les enfants, grâce à ses deux petits personnages miroirs, Tom et Louise, qui vont vivre ce moment, chacun à sa façon.

L'album "A la cantine", est consacré au moment important qu'est le repas pris collectivement à l'école et qui correspond à un temps de socialisation, de responsabilisation, d'apprentissage actif...

Celui intitulé "Vive la récré", parle de ce temps si riche de l'école, où il se passe beaucoup de choses : on se socialise, on coure, on joue...mais certains ont aussi peur de ce moment où la maîtresse s'éloigne...

Le dernier, "Dans ma classe", explique le déroulé d'une journée de classe, avec ses rituels si importants pour les petits : les regroupements, la motricité, les ateliers...